Parabelo et Onqoto

Publié par , le 10 décembre 2011

Troupe : Grupo Corpo

Chorégraphies : Rodrigo Pederneiras

Coproduction : Europalia International

Le Théâtre National ouvre ses portes, jusqu’à samedi soir, à la troupe Grupo Corto pour un magnifique spectacle de danse contemporaine, liant musique brésilienne ainsi que danses de salon et danses de tradition africaines. Un vrai melting-pot de cultures qui trouvent tout son sens dans les corps de cette vingtaine de danseurs.

Le spectacle est divisé en deux parties.

Parabelo inaugure la soirée. La lumière s’ éteint, la musique fait vibrer les murs du théâtre. L’ambiance est pesante jusqu’au lever de rideau où l’on découvre la troupe, assise par terre. S’en suit un déferlement de gestes et de mouvements. Une chorégraphie époustouflante qui ne nous laisse aucun répit. Notre œil est tantôt attiré à droite, tantôt attiré à gauche. La scène est en perpétuel mouvement. Et pourtant, on n’en perd pas notre latin. Les enchainements sont surprenants. Les détails sont soignés. On ne peut remarquer que le travail minutieux et la synchronisation de chaque pas. La musique est quelque fois dérangeante mais elle est totalement au service de la troupe. A la fin des 45 minutes, on laisse juste échapper un « waouh! » d’admiration.

Onqoto est donc la deuxième partie du spectacle. On y retrouve les mêmes danseurs. Ils prennent plaisir à être sur scène et on le ressent dans le public. Le décor a changé. On est face à une scène en arc de cercle, entourée de lamelles. Cette partie-ci va jouer avec les ombres et avec les déplacements de masse. Les gestes sont toujours aussi précis et la musique toujours aussi rythmée. On voit les corps de ces danseurs être envahis par un ensemble d’ émotions, de ressentis et de souplesse. Comme pour la première partie, on reste sans voix. On ne peut qu’être admiratifs et s’imaginer la masse de travail qu’un tel spectacle représente.

Bref, même si vous êtes totalement novice en ce qui concerne le monde de la danse, Parabelo et Onqoto seront vous séduire. On ne cherche pas à comprendre une histoire, on la vit. On ressort avec cette impression que le corps humain est un bien plus que précieux, qu’il faut le protéger et s’assurer de sa santé. Il peut nous aider à créer des choses magiques et qui font du bien. En sortant de la salle, on a comme des envies de petits pas, d’aller plus loin avec notre corps et d’enfin le laisser s’exprimer. On ne peut que le conseiller.

Caroline Champion.

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