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Cinéma 7 jours à La Havane

Publié par Rédacteur, le 5 juin 2012

Vous allez croire que je ne pense qu’à la nourriture et vous n’auriez pas forcément tort.
A la lecture des mots « Mojitos » « Zakouskis » et « Julio Medem » , je me suis empressée de dire oui.
Entre deux bouchées de ce délicieux petit plat de riz et de viandes hachées au vin blanc et au piment, entre deux croques dans ces délicieuses crevettes sur lit de guacamole, entre deux gorgées de ce si bien dosé mojito…entre tout ça, je lisais consciencieusement le dossier de presse et j’en prenais plein les mirettes.

Pour être sérieuse un peu.

La marque Havana Club, outre le fait d’abreuver le peuple de son rhum, promeut la culture cubaine. Dans un souci d’aller encore plus loin dans cette association, Havana Club a lancé l’idée de réunir quelques réalisateurs qui présenteraient leurs visions de la Havane.
Assez fan de ces films « pot-pourri », je ne pouvais qu’être emballée par ce projet là.
7 jours en Havane.
Un jour, un réalisateur, une histoire.

Les histoires ne se tiennent pas vraiment mais d’historiette en historiette des rappels se font. Notamment à travers certains acteurs qui reviennent de jour en jour.

Le représentant de Havana Club présente brièvement le film avant de laisser place à la projection.
Voir une vraie avant première c’est limite jouissif, avec ce petit sentiment d’être privilégiée.
Bon, c’est peut être la dernière gorgée de mojito qui fait effet.

Heureusement, ce n’est pas l’alcool qui me fait apprécier le film.
On oscille entre les clichés sur la Havane ; voiture, musique latino, cigares et belles jeunes femmes et des images moins consensuelles, plus proche d’une Havane authentique, non touristique. On voyage par les sons, par les couleurs et surtout à travers 7 visions différentes, 7 contes de réalisateurs, 7 moments de vie.
L’histoire d’amour triangulaire de Julio Medem avec un craquant Daniel Brühl, la prestation touchante d’un Emir Kusturica, la drôlerie émouvante d’Elia Suleiman, la musique tambourinant du Ritual de Gaspard Noé, l’incroyable force de ces acteurs du dimanche pour La Fuente de Laurent Cantet…

Méli-mélo de style qui fournit au spectateur un ensemble bien agréable à voir.
Je ne cacherai pas le fait que parfois, les longueurs se font sentir et que ce qui est noté sur papier ne rend pas pareil à l’écran mais…cela reste du bon et du beau cinéma qui a été fait avec passion et qui ne se fout pas de la tête de celui qui le regarde.

En conclusion, Havana Club a fait ce qu’il fallait pour me faire apprécier ma première vision de presse. Rien ne vaut un petit cadeau de sortie (genre c’était un calvaire de devoir manger, boire et voir vous voyez…) sous forme d’un magnifique livre sur le tournage et d’une bouteille de rhum blanc.

Et parce que je suis ici pour parler cinéma avant tout, voici la découpe du film –

Lundi, El Yuma de Benicio del Toro.

Mardi, Jam Session de Pablo Trapero.

Mercredi,  La tentation de Cécilia de Julio Medem.

Jeudi, Diary of a beginner d’Elia Suleiman.

Vendredi, Ritual de Gaspard Noé.

Samedi, Dulce Amargo de Juan Carlos Tabio.

Dimanche, La Fuente de Laurent Cantet.

Cela vous donnera une idée du niveau et de la haute teneur en images de choix.

Vive Havana, vive Cuba, vive le cinéma.

Elodie Kempenaer