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Musique Alice Cooper à Bruxelles

Publié par Rédacteur, le 4 novembre 2011

Il est des retrouvailles qui font chaud au cœur. Ce mercredi 2 novembre, à l’Ancienne Belgique, j’ai revu Alice. Rien d’intime, bien entendu. Une histoire d’amour entre un artiste et ses admirateurs, rien de moins.

Icône de la scène hard rock, Alice Cooper est surtout célèbre pour ses mises en scène shock rock. La formule peut sembler relativement éculée aux yeux de jeunes spectateurs mais ce serait oublier qu’il est l’un des pères fondateurs du mouvement.

« No More Mr Nice Guy », sa tournée actuelle, ne déroge pas à la règle : Un pendu ici, un squelette par là et le show peut débuter avec le « Vincent Price Intro ». La foule trépigne d’impatience. Alice entame « Black Widow ».

Les morceaux mythiques s’enchaînent à un rythme effréné. La foule s’époumone sur « I’m Eighteen », les dollars fusent sur « Billion Dollar Babies », le boa constrictor fait son apparition sur « Is It My Body ». Un nouveau tube, « I’ll Bite Your Face Off », voit le jour. Alice en profite pour frapper un photographe indiscret, puis  trouve l’amour sur « Only Women Bleed », avant de perdre la raison sur « Cold Ethyl », de donner vie à sa créature sur « Feed My Frankenstein », d’empaler le photographe inopportun avec sa canne sur « Wicked Young Man » et de se faire guillotiner pour la peine. Le public retient son souffle déjà rudement mis à l’épreuve.  Alice revient avec « School’s Out »,  pour mieux finir avec « Elected » drapeau belge à la main, ballons dans le public. Classique, ludique et efficace.

Si la surprise n’est plus au rendez-vous, le plaisir et le talent sont toujours bel et bien palpables.

Mention spéciale à la talentueuse Orianthi Panagaris, remplaçante de Damon Johnson depuis septembre 2011, qui nous a offert un magnifique solo de guitare avec une démonstration de tapping qui a su imposer quelques secondes de silence à la salle.

La première partie, The Treatment, mérite d’être mentionnée pour le dynamisme et la bonne humeur inspirés au public, bien que souffrant d’une surexploitation des clichés  années 80. Un jeune groupe à suivre, assurément.

Ariane Agnus