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Cinéma [BIFFF 2012] Un cottage, des nazis, un ascenseur et un avion …

Publié par Loïc Smars, le 19 avril 2012

Créatures de la nuit, monstres venus des méandres de l’Enfer et autres personnages transformés par le BIFFF, je vous salue ! Je vous reviens des ténèbres de mon lit pour en faire baver à tous ceux qui ne sont pas venus ce samedi 14 Afffril à Tour & Taxis. Car oui, cette journée fut ma foi très, très, très sympa !

Après avoir eu quand même un peu de mal à me lever (tu m’étonnes, quand tu vas dormir à 4-5h toutes les nuits depuis presque 10 jours), je me dirige tel un zombie assoiffé de cervelles vers la cuisine pour manger les restes du super spaghetti que j’avais fait la veille. Soit ! Après ce repas qui me transforma à nouveau en être humain, je me suis mis en direction de Tour & Taxis pour voir le film de 16h : Retreat. Un thriller pas trop mal ficelé, qui a pu me tenir intéressé pendant toute la durée du film. Un soldat en reconnaissance fait naufrage au large d’une petite île où séjourne un jeune couple. Le couple recueille le soldat, et une fois réveillé, il annonce qu’il y a un virus mortel à l’extérieur qui tue tout le monde et qu’il faut se barricader dans la maison. Naturellement, madame (qui est fort frustrée car ayant fait une fausse couche il n’y a pas longtemps) n’est pas d’accord et va rapidement se mettre le militaire à dos. De là s’en suit une escalade de violence et de rébellion de la part du couple. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère du film, et les acteurs, sauf la femme qui en fait un peu trop à mon goût, sont bien crédibles. Bref, un chouette film pour commencer ma journée !

Je passe mon tour pour le manga qui suit. Il s’agit de Children who chase lost voices from deep below. Moi je suis venu pour du film fantastique, pas pour regarder des dessins animés faits par des tordus de l’esprit pas foutu de trouver des acteurs convenables. Non je rigole, en fait, je ne vais pas le regarder parce que le film qui suit à 20h, c’est Iron Sky. À ma connaissance c’est le seul film du BIFFF qui a fait sold out. Visiblement, il y a eu une belle pub sur les réseaux sociaux, car 1/7 du budget du film a été financé par des fans de la communauté internet. Du coup, je comprends pourquoi tant de monde veut voir ce film. Mais bon, une bonne pub ne veut pas dire un bon film pour autant. Sauf ici ! Je dois dire que Iron Sky est LE meilleur film que j’aie vu au BIFFF cette année. C’est un film sans complexes, avec les bonnes références replacées dans le contexte du film, et une visible envie de faire plaisir, en plus de nous en mettre plein la gueule niveaux effets spéciaux. Franchement, voilà ce que j’attendais du film, et c’est exactement ce que j’ai eu. Les acteurs ne sont pas trop mauvais, la présidente des états unis ressemble un peu à une Sarah Palin qui aurait un peu disjoncté, et les nazis… bah, ce sont des nazis quoi !
Un pur moment de bonheur !

Les deux derniers films sont le très intéressant Elevator et le moins intéressant Panic Button. Elevator se déroule, comme le film The Devil, entièrement dans un ascenseur. Une personne à bord a une bombe à retardement, et comme par hasard, il fallait que l’ascenseur se bloque. Chouette concept. J’aime beaucoup ces univers oppressants, malheureusement ils n’ont pas assez exploité ceci à mon goût. Mais le film a su me captiver quand même, malgré une ou deux bêtises. Franchement, un claustrophobe qui fini par surmonter sa peur comme ça, sans qu’on l’aide, vous y croyez vous ? La fin est un peu bateau, mais je la trouve assez appropriée au film. Finalement intéressant, dommage que le film n’ait pas assez exploité l’univers oppressant de l’ascenseur.
Panic Button, par contre, était franchement prometteur, mais réussit encore moins à exploiter son concept et, à la place, part dans un tout autre délire. Franchement, pour un film qui se dit être un mix entre Saw et The Social Network, je trouve qu’on est bien loin du compte. Le réalisateur aurait pu continuer sur sa lancée et dévoiler les lourds secrets des personnages principaux. Mais non, à la place il tombe dans le cliché Saw avec un Jigsaw à tronche de crocodile qui s’amuse à « jouer un jeu ». Mais on s’en fout ! On en a déjà vu 7 comme ça, c’est pas pour voir du remâché qu’on va au cinoche bordel ! C’est assez frustrant de voir un film qui ne développe pas du tout son fil conducteur de base, surtout quand ce fil est très intéressant ! Dommage car, du coup, Panic Button n’est qu’un film moyen, qui est juste assez captivant pour ne pas s’endormir à la fin.