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Musique Black Label Society: The Luxemburg Chapter

Publié par Christophe Pauly, le 29 juin 2012

Ce 11 juin, je me rend à la Rockhal pour un évènement très attendu. Une foule de jeunes s’est rassemblée devant la salle. Ils portent une veste en jeans avec un crâne et ces lettres brodées dans le dos: «Black Label Society».

Pas de doute, me voilà bien au concert tant attendu de Zakk Wylde et sa bande!

Cela faisait longtemps qu’on les attendait au Luxembourg puisque lors de la première tournée pour supporter l’album «Order Of The Black», Zakk avait dû annuler le concert en raison d’un soucis de voix (et quand on sait à qui on a devant soit, on sait que sans cette voix, Black Label ne serait que l’ombre de lui-même).

Mais il faut savoir que autour du groupe s’est installé une vraie confrérie faites de motards et de «frères» partageant cette passion pour le Metal et la musique en général. Et ils étaient bien au rendez-vous ce soir-là.

Je pénètre donc sans attendre à l’intérieur et découvre la salle déjà fort remplie. Je me faufile donc tant bien que mal pour atteindre le devant de la scène pour y faire des photos.

Un rideau aux couleur du Label masque la vue de la scène où les roadies peaufinent les  réglages de dernière minute.

La sécurité m’empêche d’ailleurs de passer au delà des barrières pour me positionner avant le début du show.

L’ambiance dans la salle est électrique et beaucoup commencent alors à crier en coeur: «Zakk!, Zakk!, Zakk!, Zakk!,…»

On entend alors une introduction au piano (celle de «New Religion») remplit la salle. Très belle mélodie, mais rien, toujours rien à l’horizon…

Puis une sirène retentit et des faisceaux rouges, telles des soldats scrutant le ciel, traversent le public. Cette fois, le public habitué à cette alerte d’introduction, crie de joie et lève le poing lorsque le rideau tombe et nous dévoile une scène apocalyptique sous les notes de «Crazy Horse» qui ouvre ce spectacle surpuissant.

Zakk se tient là, guitare à la main et un pied reposant sur une caisse. Il porte une coiffe de chef indien et est très impressionnant avec ces crânes attachés à son micro et cette lumière spectaculaire.

Zakk Wylde interprétant "Crazy Horse"

On découvre alors en fond un mur comprenant un nombre impressionnant d’amplis Marshall (tous customisés pour Zakk avec leur grille métallique). Seule la batterie a réussi à se percer une ouverture au milieu de tous ces stacks.

On remarquera que le batteur n’est plus celui d’Evanescence qui a joué sur l’album, mais un nouveau très doué (à en entendre ses coups de baguettes lors de son échauffement avant le concert) qui montrera d’ailleurs qu’il sait assurer sans problème. Le bassiste (John de Servio) et le guitariste (Nick Catanese) qui accompagnaient Zakk étaient aussi de fameuses bêtes de scène! Et ils n’étaient pas radins en onglets pour ceux qui avaient la chance de se trouver devant eux.

John deServio

On a droit à quelques classiques comme «Bleed For Me» ou «Demise of Sanity», puis on reprend le dernier album avec «Overlord» et «Parade of the Dead». Le public semble approuver ces nouveaux morceaux et remuer frénétiquement de la crinière.

Après ces quelques titre, on installe un synthé sur scène…

Wylde joue alors «In This River» et on voit alors des photos de Dimebag Darrell (le célèbre guitariste de Pantera et ami de Zakk, tué par un fan hystérique lors d’un concert en 2004) en arrière-plan.

L’émotion dans la salle reste toujours vive quand Zakk parle de son ami disparu.

Ensuite, c’est reparti pour du métal pur et dur avec «Fire It Up» suivit d’un moment de pur bonheur pour les guitaristes: le solo de Zakk Wylde!

Et là, pas un des fans présents ne pourra dire qu’il n’a rien vu du solo de guitare monstrueux que maître de la gamme pentatonique nous a offert. Car il ne s’est pas contenté de taper quelques notes rapides en restant au milieu de la scène.

Un grand moment d'émotion

Au lieu de cela, il fait un premier solo au milieu de la scène, puis un deuxième à gauche et un troisième à droite pour finalement conclure par des notes au vibrato qui font penser aux  célèbres bombes de Hendrix.

Le concert continue encore le temps de 4 autres titres dont le fameux «Stillborn» qui conclura cette pluie de décibels.

Le public en redemande, mais la messe est dite pour cette fois. Et il faudra attendre la prochaine tournée pour pouvoir de nouveau admirer ce génie armé de sa Les Paul.

Christophe Pauly