Avec Michael rapapport, Alexandra Holden, Paul Blackthorne, Josh Peck, Robert Baker, Jack Kehler, Ian Bohen, Christopher Darga, ...
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Petit flic de quartier sans envergure, Les est un looser patenté : trop gentil pour oser mettre la moindre prune au contrevenant et trop timide pour draguer la caissière du supermarché, qu’il convoite depuis des années. Pourtant, la vie de Les change radicalement quand il décide de participer aux séances de test d’un nouvel anti-dépresseur , l’Hydrochloride de Specioprine, qui sera vendu sous le nom de Special. Si les effets ne se font pas attendre, ils ne sont pas forcément ceux auxquels on pouvait s’attendre : ils réveillent chez lui des pouvoirs cachés, comme la lévitation, la télépathie et la possibilité de traverser les murs. Comme tout super-héros qui se découvre, Les décide de mettre ses pouvoirs au service de la communauté et de combattre le crime. Mais ses premières interventions attirent très vite l’attention sur lui.
Celle, notamment, des concepteurs du Special, qui n’apprécient que moyennement la publicité faite autour de leur produit.
La première impression est : mais que vont-ils nous montrer ? Une avalanche d'effets spéciaux ?
Des effets spéciaux il y en a mais c'est loin d'être une avalance ! ON a plutôt affaire à un film indépendant qui va chercher ailleurs l'intérêt de son film. On a affaire ici tout d'abord à l'initiation de super-héros de Les inspiré des codes du genre. L'iniation inventée d'un homme seul, dépressif, qui quitte son boulot croyant à l'apparition chez lui de super pouvoirs imaginaires.
Le film nous porte constamment entre cet imaginaire et cette réalité. Et c'est une des qualités du film; apportant au début une petite dose d'humour bien sympathique. Mais on asssiste assez vite aussi que le film sert aussi à dénoncer, dénoncer l'industrie pharmaceutique et sa façon de réaliser des tests de médicaments sur les êtres humains, sur le capitalisme évidemment, sur les formes de solitudes et de dépressions de plus en plus répandues à notre époque mais aussi de l'individualisme actuel, volant que chaucun se doit d'être investi d'une mission particulière !
Le film donc nous montre l'histoire d'un type un peu paumé, se croyant investi de pouvoirs pouvant assouvir son envie de faire quelque chose d'important de sa vie. Le réalisateur s'amuse à nous perdre dans l'imaginaire du héros (Les) tout en nous montrant la réalité dure et cruelle. On a un film indépendant de qualité, qui même loin du chef d'oeuvre , gagne à une reconnaissance de par son bon dosage d'effets de styles, son scénarion bien ficelé et à l'interpréttion plus que convaincante de Michale Rapapport enfin dans un grand rôle à la hauteur de son talent, attendu depuis True Romance.
Le futur oscar n'est pas en ce film. Ce n'est pas le futur grand chef d'oeuvre tout droit sorti du cinéma indépendant. Rajoutons à ca l'interpréation peu convaincantes de certains second rôles un peu baclés, qui peut gacher certains moments du film. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir un autre gere de film de super-héros entre les Batman ou Spider Man. Car c'est bien de ça qu'il s'agit, Jon uberman nous livre un style unique : le film d'auteur de super-héros !






