Joséphine

Publié par , le 11 mars 2015

Joséphine (image)

Critique :

 

Joséphine, obnubilée par la taille de ses fesses, cherche l’homme de ses rêves non-fumeur-bon-cuisinier-qui-aime-les-chats-et-qui-veut-plein-d’enfants. Elle habite dans un appart à Paris avec son chat qu’elle a nommé Bradpitt et a rendez-vous tous les samedis matin avec son charmant amant, Julien.

 

Au boulot, tout se passe plutôt bien, elle a un boss très gentil et au quotidien, elle est entourée par 3 loyaux amis avec qui elle partage tout.

 

Un jour, sa vie va se chambouler lorsqu’à l’annonce du prochain mariage de sa sœur, elle s’invente qu’elle a trouvé, elle aussi, son futur mari en la personne d’un riche chirurgien brésilien. S’enchaîne alors une cascade de mensonges.

 

Ce qui est frappant ici, c’est le scénario et le personnage de Joséphine.

 

Premièrement, l’histoire ressemble fort aux mésaventures de Bridget Jones. Car tout comme elle, trentenaire et ronde, Joséphine cherche l’amour avec un grand A alors que l’homme de ses rêves est juste là sous ses yeux, discret mais classe et gentil style gendre idéal.  Elles partagent toutes deux les même genre d’amis: un gay, une nana au franc parlé et une autre plus effacée, mais également un amant qui voudra finalement plus qu’  une relation charnelle. Sans parler de la fin où Joséphine/Bridget se rendant compte de leur aveuglement face à la perle rare, court après son Jules, la nuit, pour le rattraper, se prend soi-disant un vent pour se faire quelques minutes plus tard embrasser par son bellâtre. Les points communs peuvent être purement fortuits mais en tous cas, ils agaceront quelque peu ceux qui auront fait cette analogie (sous réserve que le déroulement de l’histoire soit tirée tel quel de la BD, ce que je ne peux affirmer faute de l’avoir lue).

 

Par ailleurs, le personnage de Joséphine est bien moins sympathique que son homologue américain.  Si Bridget est gaffeuse malgré elle, Joséphine, elle, est menteuse par lâcheté car elle n’assume pas sa situation. Comme elle « squatte » son propre appartement qui a été sous-loué par son amie Chloé à son ex-boss, elle passera son temps à jouer à cache-cache avec lui, ce qui au début pourrait faire sourire fini par lasser pour le côté puéril du personnage. Ajoutons aussi toutes les simagrées que ce dernier adopte pour ne pas être reconnu en rue. Pour finir, notons que le tempérament mordant de Joséphine contrarie le dicton sage comme une image: elle donne des leçons (elle qui n’aime pas qu’on lui en donne) en critiquant méchamment et publiquement la relation de son gentil amant avec sa femme dépressive, fait peur au neveu de son ex-boss en se faisant passer pour une sorcière, pointe du doigt le rire de dinde de la charmante RH par pur jalousie et gâche l’annonce des fiançailles de sa sœur.

 

Mais bon, vous me direz que si Joséphine n’était pas un tant soi peu chiante et acerbe, le film n’aurait pas eu le même effet… pas faux.

 

Pour finir, un des points forts du film réside dans l’entourage (direct) de Joséphine car tout le monde est super sympa.  Elle a des amis solidaires sur qui elle peut compter, un boss discret mais « sweet », un amant adorable, un chat de très bonne compagnie et une directrice des RH cool et sexy. Les personnages sont attachants et colorés. Il y a une bonne ambiance de camaraderie. Le film se laisse donc regarder, il est léger et il y a pas mal d’humour.

Thao Nguyen

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