« La Danseuse » (2016 ) – Stéphanie Di Giusto – de l’esthétisme sans véritable scénario

Publié par , le 8 octobre 2016

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Critique :

On a surtout parlé de ce film car la fille de Vanessa Paradis et Johnny Depp y était. De plus, l’étiquette « film d’auteur esthétisant » ne pouvait que ravir une certaine catégorie de personnes ayant fait fleurir sur le net une flopée de bonnes critiques. Dans le même genre, « Black Swan » s’en sortait pourtant mieux tout en étant une grosse production.

C’est qu’on a peine à percevoir le scénario et le propos du film. Nous sommes face à des artistes qui donnent tout pour leur art et qui donc sont des torturés. Passé ce constat, il aurait fallu aller plus loin. On en a jamais l’impression et l’héroïne est à moitié attachante. Seul compte sa tristesse, le reste ne demeure que décoration. Le spectateur étouffe donc rapidement.

Donc tout est beau pour nous offrir une expérience visuelle ébouriffante (et encore, rien que pour les scènes de danse !). La réalisation du reste se perd un peu pour tout donner lors d’effets visuels de tenue de scène (quand l’héroïne danse et tourne sur elle-même) trop esthétisants.

Le scénario ne trouve pas la juste voie et reste dans le flou. Les dialogues ne sont même pas intéressants et le film semble, peu avant le dernier quart d’heure, interminable. Il y a peu de personnages mais les deux révélations du film ne sont, pour nous, pas les héros principaux mais plutôt Lily Rose-Depp (suivez-là; le potentiel est là, elle vole rapidement la vedette à Soko) et Mélanie Thierry, tout en justesse et en retenue, avec toujours les regards qu’il faut.

En parlant de jeu, dans le rôle principal, Soko est remarquable en danseuse qui donne tout mais son personnage manque d’épaisseur et de relief. On ne la blâmera donc pas directement.

Ce film est donc un coup manqué.

 

Luigi Lattuca

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