L’année où mes parents sont partis en vacances de Cao Hamburguer

Publié par , le 11 avril 2014

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Critique :

En programmant L’années où mes parents sont partis en vacances, le festival du cinéma brésilien de Paris illustre clairement le thème de cette 16e édition, à savoir, le football et la dictature.

C’est un film sur l’absence. Il expose des pièces vides ; des lieux abandonnés précipitamment, où la vie s’évapore doucement. On suit l’attente d’un petit garçon mis de côté par ses parents, obligés de fuir. Le réalisateur épouse son point de vue. Tout d’abord perdu dans un lieu nouveau et entouré d’inconnus, le petit héro édifie de nouveaux repères, avec méfiance dans un premier temps. Puis les rires viennent se substituer à l’angoisse. Finalement le garçon trouve sa place dans ce quartier qui tente d’oublier la dictature. La Coupe du Monde permet de passer outre la réalité pour un temps. Le football rassemble les gens et chaque but se transforme en explosion de joie.

Parue en 2006, le film prend le parti de traiter de la dictature avec distance. Le ton n’est pas dramatique mais joue avec les nuances et forme un équilibre. L’année ou mes parents sont partis en vacances raconte la vie sous la dictature avec justesse et pudeur. Le long-métrage témoigne à travers les yeux d’un enfant d’une vie qui ne s’arrête jamais, malgré des temps difficiles. La lutte contre l’oppression se matérialise principalement par l’entraide qui lie les individus. Le réalisateur s’efforce de ne pas brusquer le spectateur, tout en mettant le doigt sur des choses essentielles, le tout avec simplicité, humour et un brin de mélancolie.

 

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