Ricki and the Flash (en salles le 9 septembre 2015)

Publié par , le 7 septembre 2015

Ricki

Critique :

Meryl Streep a le don d’être touchée par la grâce quoi qu’elle fasse. Et celle-ci lui fait changer de style à chaque film. Après avoir été rédactrice en chef (« Le Diable s’habille en Prada »),  femme politique (« La Dame de Fer »), chanteuse d’opérette (« La Mort vous va si bien ») ou encore Grecque chantante (« Mamma Mia ! »), la voici de nouveau derrière un micro. Exit ABBa, bonjour le rock’n’roll. Dans ce film, l’icône triplement oscarisée (66 ans !!!) s’éclate et nous avec.

Elle la chance d’être bien entourée (mention spéciale à sa fille qui campe un personnage dépressif) et de surfer sur un scénario qui sait rendre quelques clichés attendrissants. Il faut dire que le réalisateur a chouchouté l’actrice en racontant l’histoire avec compassion. On comprend qu’il fallait opérer des choix pour que le film dure 1h40 et non 2h15. Résultat : les personnages des deux fils sont assez superficiels et Ricki (alias Meryl) passe le plus clair de son temps à tenter de faire réapparaître un sourire sur le visage de sa fille.

Mais impossible d’en vouloir aux scénaristes. Ça swingue et ça met de bonne humeur en pleine période de rentrée scolaire. Ceux que le manque de profondeur embête ont, de toute façon, d’autres DVD de Meryl à se mettre sous la dent. Des films, elle en a assez. D’ailleurs, « Suffragette » (sur le droit de vote des femmes au Royaume-Uni) viendra compléter sa longue liste en novembre et Stephen Fears (« Les liaisons dangereuses », « Chéri ») vient de terminer un tournage avec elle. Meryl Streep enchaîne, Meryl Streep demeure. Et ne se lasse visiblement pas de continuer à jouer les caméléons.

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