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Cinéma COSMOPOLIS (ou un essai de définition du film en 10 lettres)

Publié par Rédacteur, le 13 juillet 2012

C comme Cronenberg, car Cosmopolis est le dernier film de David Cronenberg mais aussi C comme Co-production franco-canadienne.

O comme Obsession ; l’histoire commence par une obsession, celle de se rendre chez le coiffeur le jour-même…

S comme Sexe… Mais la touche juste nécessaire…. le sexe intellectuel avec son officielle (jouée par Samantha Morton) mais aussi le sexe physique avec sa call-girl habituelle (interprétée par Juliette Binoche).

M comme Manhattan, le quartier financier de Big Apple dans lequel se déroule l’action.

O comme Ode à la société américaine actuelle, l’envahissement de l’internet, la crise financière, la violence, l’argent, le meurtre, la révolte, le port libre d’armes à feu… .

P comme Pattinson ; j’admire la performance de l’acteur principal, ce cher Robert Pattinson. Une star montante à Hollywood qui est excellentissime dans ce rôle d’homme d’affaire froid. Il faut dire qu’après Edward, le gentil vampire romantique, Rob peut tout jouer. Mais aussi P comme Pénible, il faut l’admettre, ce film est long, lent, lugubre.

O comme Originale : suivre durant 24 heures un homme d’affaires en costume-cravate à tendance dépressive et partager sa vie privée tout cela dans une limousine. Claustrophobes s’abstenir.

L comme Limousine ; les scènes principales du film se déroulent la plupart du temps dans une limousine blanche high-tech. Certes pas toujours adéquate pour certaines situations intimes mais notre héros s’en contente aisément. Et aussi L comme le Livre de Don DeLillo sorti en 2003 dont le film est la première adaptation cinématographique.

I comme Interpellant, le comportement d’Eric Packer, cet homme d’affaires de 28 ans tellement riche mais pourtant si seul, si pauvre affectivement qu’il se voit dans l’obligation d’épouser une belle blonde, dans le seul but de maintenir et garantir sa fortune.

S comme Soporifique, car c’est l’effet que ce film m’a donné…

Pour ma part, c’est la curiosité qui m’a poussée à aller voir ce film (il faut aussi que je vous avoue que je n’avais rien à perdre financièrement, sauf deux heures de mon temps). Malheureusement, cette «irrésistible envie de le voir» s’est au fil de la bobine transformée… en irrépressible envie de sortir de là. Mais je peux tout de même me vanter d’avoir résisté à la tentation. Et vous, pourrez-vous en faire autant?

Céline Poissonnier