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Musique Dream Theater à la recherche de sa magie

Publié par Rédacteur, le 4 mars 2012

C’est à Esch-Sur-Alzette, au Luxembourg, que les New-Yorkais de Dream Theater avaient donné rendez-vous à leurs fans pour clôturer leur tournée européenne intitulée: «A Dramatic Tour Of Events» (en référence à leur dernier album).

L’année passée, beaucoup pensaient que le groupe ne survivrait pas au départ du batteur (et à l’époque leader du groupe) Mike Portnoy.

En effet, celui-ci avait prit une telle place dans l’organisation et dans le rapport qu’entretenait la formation avec son public que son absence semblait compromettre les chances de voir paraître un nouvel album.

S’ensuivirent des mois de doute et une remise en question de la part des membres qui décidèrent finalement de recruter un nouveau batteur et de relever le défi.

Après diverses auditions, le choix se porta sur Mike Mangini, un batteur déjà très reconnu dans le milieu de par sa technique et ses prestations avec Steve Vai et ayant un énorme avantage par rapport aux autres «concurrents»: il avait déjà joué sur plusieurs albums solo du chanteur James LaBrie. (On peut aussi supposer que ce choix soit aussi celui de respecter l’avis des fans qui citaient souvent Mangini comme probable successeur de Portnoy pour ce poste étant donné la qualité technique de ce batteur). L’auteur de la célèbre méthode «Rhythm Knowledge» a donc quitté son poste d’enseignant au Berklee College (là où tous les membres du groupe ont étudié la musique) pour reprendre les rennes de la section rythmique et permettre au groupe d’enregistrer leur onzième album: «A Dramatic Turn Of Events» (titre évocateur et faisant référence à cette année turbulente que venait de traverser Dream Theater)

À la sortie de cet album, tout comme lors du départ de Mike Portnoy, les avis sont partagés entre les pour et les contre.

Certains en tout cas pensaient que le contenu de cet album ne représentait pas une véritable prise de risques puisqu’on y retrouvait le style plus sobre des premiers albums et une rythmique assez épurée en comparaison de ce à quoi les fans étaient habitués.

Il restait donc à prouver au public que Dream Theater était toujours aussi talentueux et énergique qu’auparavant au travers d’une nouvelle tournée mondiale.

De prime abord, on remarque que peu d’artifices ont étés ajoutés au décor de la scène. Seuls trois panneaux en forme cubiques servent à diffuser l’une ou l’autre vidéo pendant le spectacle.

Au niveau de la setlist, le choix fût plus axé sur des morceaux issus du nouvel album tels que «Build Me Up, Break Me Down» ou «On The Backs Of Angels».

Beaucoup d’anciens titres sont aussi de la partie et permettent ainsi d’avoir un panel assez large de leur carrière (surtout de la période antérieure aux années 2000, ce qui amène une certaine harmonie de style).

De plus, Mike Mangini a su prouver son incroyable talent au travers d’un solo où aucun des composants de son énorme batterie ne fût épargné.

Le public, bien que plus calme qu’à l’accoutumée, semblait au final bien apprécier cette prestation, certes sans réelle surprise, mais tout aussi efficace qu’auparavant.

Christophe Pauly