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Cinéma Elie Chouraqui en interview à Mons !

Publié par Loïc Smars, le 31 mai 2011

Cette interview a été réalisée en 2010, pour le Festival du Film d’Amour de Mons. Elle est toujours très actuelle. Comme vous le verrez à l’avenir dans d’autres interviews réalisées à ce même festival, il y a souvent plusieurs questions sur la carrière de l’artiste. Mais Elie Chouraqui aime énormément discuter et l’interview a été écourtée par le planning serré des interviews.

Bonjour, je me présente tout d’abord : Loïc du Bourlingueur du Net. Créé il y a quelques années et regroupant des étudiants, des passionnés, des stagiaires… qui couvrent bénévolement des festivals de cinéma, de musique, … se déplacent dans les théâtres, critiquent différents films ou albums sortis. Essentiellement en Belgique et bientôt en France.

La question traditionnelle est : quelle utilisation d’internet avez-vous ?

Toute la journée, à se demander comment faisait-on avant ? Je passe mon temps à envoyer des mails, à en recevoir. Entre portable et internet, je ne sais pas comment j’ai vécu pendant autant de temps sans. C’est la grande révolution du 21ème siècle. Actuellement, partout où je vais, j’ai mon portable et mon ordinateur, je suis aussi bien qu’à mon bureau. Tu vois, j’écris mes documents sur un traitement de texte ; une fois écrits, je les envoie par mail à corriger ou à retravailler. De même, avant quand je cherchais une information, j’allais consulter les nombreux livres de ma bibliothèque ; maintenant, en un clic, j’ai toutes les informations culturelles possibles … je ne sais vraiment pas comment je fais ? L’important, c’est de surveiller l’information : elle est parfois tellement manipulée ! De plus, le gros problème, c’est tous les extrêmes. Le web, c’est la place de tous les extrémismes. Pour ça, il faut y faire vraiment très très gaffe. Vous travaillez sur le web toute l’année, c’est aussi votre responsabilité de faire attention. Car internet, moi en tant que cinéaste, je l’utilise, mais ce n’est pas mon vecteur. Donc à vous d’être très attentif.

Nous sommes aussi un média belge, donc, qu’est-ce que pour vous la Belgique ? A quoi pensez-vous quand l’on vous dit « Belgique » ?

J’ai de la famille à Bruxelles. Moi, la Belgique, ça fait partie de ma vie depuis que je suis un enfant. On venait dans les mariages, aux bar-mitzvah dans la famille. Je vais en Belgique comme je vais dans n’importe quel coin de la France. J’ai aussi beaucoup travaillé à Bruxelles, fait beaucoup de films publicitaires. J’ai un grand ami à Bruxelles qui s’appelle Michel Israël, producteur de films publicitaires, avec qui j’ai énormément travaillé. A une époque, je me souviens, le TGV n’existait pas encore. Je prenais la voiture le matin ou le soir et j’allais à Bruxelles. Soit je revenais dans la journée ou le lendemain matin. Bruxelles, c’est pas exotique du tout.


Alors Mons, vous connaissiez aussi alors ?

Et bien non ! Mons, je ne connaissais pas du tout ! Je n’étais jamais venu. Mais j’avais déjà entendu parler du festival. J’avais mon film « Celle que j’aime » en cérémonie de clôture. Mais je n’avais pas pu venir. Je ne me souviens plus pourquoi. En tout cas, cette année, j’ai déjà pris beaucoup de plaisir à visiter la ville – qui est très jolie – à m’y promener, rencontrer les gens du festival, de voir tout le dynamisme de tous ces gens.

En parlant du festival : qu’est-ce que cela vous a fait d’être le Coup de Coeur d’un festival que vous ne connaissiez pas avant ?

Il y a pire. Les gens disent qu’ils aiment mes films et m’applaudissent. Donc il y a pire dans la vie. Non, venir ici est très très agréable.

Généralement aussi pendant le festival, on pose deux petites questions : quel est votre film d’amour préféré ? Et inversement, quel est votre film d’horreur préféré ?

C’est très difficile. Car vous savez il y a beaucoup de films aux thèmes différents qui parlent d’amour. Je cherche, il y en a qui me passent par la tête, mais j’ai du mal à me décider sur un seul. Dans l’histoire du cinéma, un film qui a marqué énormément, c’est : « Un homme et une femme », « Love Story », « La fille de Ryan » de David Lean, « Autant en emporte levent » évidemment, il y en a eu tellement …

Je ne sais pas, regardez récemment. Le dernier que vous ayez vu.

J’ai vu hier un très beau film, celui de Christopher Thompson, « Bus Paladium ». Il y a une belle histoire d’amour, une belle histoire d’amitié. Pour les films gores, alors là je ne les connais pas du tout.


Vu que l’on est pressé par le temps, je vais vous demander comme dernière question: est-ce que vous avez de futurs projets, un nouveau film international, une nouvelle comédie musicale, … ?

J’ai tout ! Je prévois tout, donc on va voir ce qui arrive en premier. Je viens de finir un scénario. Là, on est en train de commencer à mettre le film en place. Voilà, pour un spectacle, je verrai, on verra …

En tout cas, on attend impatiemment !

(NDLR : En ce moment où l’article est publié, l’actualité d’Elie Chouraqui n’a pas encore évolué. Espérons qu’on aura rapidement de bonnes nouvelles !)