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Cinéma Festival Anima 2012 – Le palmarès

Publié par Loïc Smars, le 2 mars 2012

Moins d’une semaine après la fin du festival, j’ai l’impression que, chaque jour, je prends encore le bus 59 pour me rendre, place Flagey, à Anima.

Pourtant, l’heure du bilan, du palmarès et des dernières impressions, est venue.

Anima n’est pas qu’un événement consacré à l’animation à Bruxelles : ce festival est devenu, depuis sa création il y a 31 ans, un rendez-vous incontournable du paysage culturel bruxellois, pour les enfants comme pour les adultes. Certains habitués y viennent depuis sa création, d’autres depuis les années nonantes et ont assisté à pas mois de 32 séances lors de ces dix jours Anima.

Mais Anima s’est surtout :

–         15 longs métrages sélectionnés, venant de la Chine, du Danemark, de République Tchèque, de Singapour ;

–         99 courts et longs métrages pour la Belgique ;

–         un workshop de trois jours avec Sam Orti, pour en apprendre plus sur les arcanes de l’animation en pâte à modeler ;

–         une Nuit Animée

–         un atelier d’animation sur la sidaphobie, visible du public, pendant 5 jours de 10h à 22h, et surtout la projection du court réalisé pendant cette semaine lors de la séance de clôture ;

–         Futuranima : une conférence destinée aux étudiants en animation, le making of d’« Ernest et Célestine »

–         un atelier d’animation au cinéma d’animation pour enfants par l’atelier Zorobabel ;

–         une présentation de l’histoire et du développement du layout d’animation par Fraser Maclean ;

–         le visionnage des Cartoons d’Or 2011 ;

–         et son palmarès !

Justement, revenons sur le palmarès de cette année :

Le jury international a récompensé le court métrage « The Wonder Hospital » du réalisateur sud-coréen Beomsik Shimbe Shim en lui attribuant le Grand Prix Anima 2012 (trailer : http://vimeo.com/channels/shimbefilms) : un voyage plus que dérangeant dans le monde des canons esthétiques et de ses déviances.

Le jury de la compétition nationale a décerné le Grand Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Louise-Marie Colon pour son film « La Boîte de sardines » : une exploration contemporaine du mythe de la Sirène en confrontation avec les besoins bien trop terre-à-terre de l’Homme de notre époque

Le Prix de la SACD est allé au film « Natasha » de Roman Klochkov : une histoire où les affres de l’amour se mêlent au parcours plus que labyrinthique des immigrants en quête d’intégration.

Le prix de la SABAM à « Duo de volailles, sauce chasseur » de Pascale Hecquet : l’arrivée d’un nouveau voisin réveille l’instinct de survie, sur fond de tango, de deux gallinacés.

Le prix du meilleur film étudiant a quant à lui été remis à Boris Sverlow de l’école gantoise du KASK, pour son film « Shattered Past » : l’animation se mêle au scénario et nous propose une vision éclatée des souvenirs d’enfance, sur fond de révolution russe, en 1917.

Les partenaires ont aussi récompensé des courts métrages très promettants.

BeTV a récompensé « Adonaissance Trip » de Madeline Feuillat : un parcours de vie avant de rentrer à l’âge adulte.

« La Boîte de sardines » a de nouveau été récompensé par la RTBF.

Et le prix Cinergie a été attribué à « Dans le Cochon tout est bon » d’Iris Alexandre : une véritable ode à la charcuterie, délicatement chorégraphiée et mise en scène, se concluant en un superbe tableau, ou les natures mortes laissent leur place à une cochonnaille magnifiée.

(Ce court métrage est, en effet, la plus belle surprise de votre serviteur)

Le public a plébiscité le film « Arrugas » d’Ignacio Ferreras comme meilleur long métrage, consacrant ainsi un des pays mis à l’honneur cette année : l’Espagne. Et le public ne s’y trompe pas puisque le film a déjà été couronné de deux Goyas, les prestigieuses récompenses espagnoles.

Le prix du public du meilleur long métrage jeune public a été attribué à « La Colline aux coquelicots » de Goro Miyasaki, film d’ouverture du festival.

Le prix du meilleur court métrage professionnel a été octroyé à « Luminaris » de l’argentin Juan Pablo Zaramella : une belle histoire de lumière et d’électricité où le rêve deux collègues se rejoint pour s’évader et s’envoler loin du quotidien.

Le prix du meilleur court métrage étudiant revient à « Flamingo Pride » de Torner Eshed

Un regret : ne pas avoir pu couvrir le festival dans son entièreté pour en dépeindre les moindres détails, découvrir les petites anecdotes qui rendent Anima si cher au public bruxellois, mais aussi aux professionnels, au rendez-vous à chaque édition.

Et, parlant de rendez-vous : en 2013, Bruxelles s’Animera du 8 au 17 février 2013.

http://www.animatv.be

Adeline Delabre