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Musique Francofolies de Spa: Le jour où les découvertes m’ont plus inspirées que les artistes reconnus.

Publié par Elodie Kempenaer, le 23 juillet 2012

Et oui, en ce quatrième jour, je fatigue, vraiment. Je fatigue tellement que je laisse passer des fautes aussi grosses qu’une maison dans mes textes,  j’utilise les mauvais mots..
Je rectifie le tir pour le mauvais mot.
Dans mon précédent article, j’ai dit que Nicolas Donnay était le lauréat des Franc’off. Point du tout, j’entendais par là qu’il avait été un des chanteurs à avoir été retenu pour participer à ce concours.
Le lauréat n’était désigné que ce samedi 21. Maintenant que les choses sont remises en place,les concerts. (car c’est bien cela qui nous intéresse.)

En entrée, une chanson du duo tout français et tout jeune, 24 ans pour le premier et 21 pour le second, Flo de Lavega et Jérémy Frérot. Ils font déjà le buzz sur internet et ça se comprend.

C’est qu’ils sont beau et ils font ressortir la midinette en moi. Est-ce leur teint halés? Est-ce leur voix chaude et un peu rocailleuse?…Cela doit être un peu tout ça et le choix des reprises. On ne se trompe pas en reprenant des tubes mais on pourrait se tromper au niveau de la réinterprétation.
(Ce n’est pas le cas ici.)
Sur ton tube comme j’écoute en rédigeant l’article où comme hier face à la scène, la musique et la voix restent justes et envoûtantes. Découverte qui sent le sable chaud.

Autant rester dans cette optique avec Nicolas V.O.

Grand échalas, brun ténébreux qui nous sert des textes incisifs. Il a roulé sa bosse en présentant ces compositions rocks et attend maintenant un label généreux pour diffuser son travail. C’est ce que je lui souhaite. Encore une fois, mon émotion passe par le texte et par forcément par la musique. Les siens de textes font mouches. On sent Nicolas un peu désabusé du monde, de l’amour, bref, de tout ce qui fait une vie et il nous fait partager ses ressentis et ses avis au travers de textes cyniques, fins, ciselés. J’applaudis avec plaisir.

C’est pas tout ça mais j’ai mes conférences qui m’attendent. Au programme, Cali et la « tortue » (aka Christophe Willem). Pour savoir les dessous de tout cela, il faudra patienter la fin  du festival Mais la conférence avec Cali me fait tomber amoureuse du personnage. Je n’ai qu’une hâte, filer le voir en concert. Il nous promet un concert moins électrique, plus intimiste.

Je sors d’avoir vu la tortue et je cours voir Julian Perretta. Inconnu ? Ah mais non mes amis ! A 22 ans, il a déjà fait quelques premières parties. (Maroon 5, Lilly Allen ou encore Kaiser Chiefs.)
Pfhuuu, un brin de jalousie. Après Jali, voici Julian avec un an de plus que moi qui fait déjà fondre les foules et qui cartonne.
Mais cela n’altère pas mon jugement. Qu’on aime ou pas sa musique (je découvre que le titre ‘Wonder Why’, ce petit air qui tourne dans ma tête, est de lui), on ne peut qu’admirer la force de la jeunesse et la fraîcheur qu’il a sur scène. Très communicatif, le public réagit positivement. Je n’ai su apprécier qu’une fin de concert tout feu tout flamme.

Moment de battement avant le concert de Cali. Il est sûr que la place de la scène Ice Watch sera bondée, et c’est le cas. Toutes occupées à siroter nos cocktails, on ne voit pas que le monde envahit doucement mais sûrement la place. Bientôt noir de monde, nous sommes reléguées dans un coin où nous distinguons à peine la scène. Mais moi, j’ai vu sa tête quelques temps avant, alors je peux me contenter de juste l’écouter. C’est sans compter l’appétit de mes amies ! Alors zou, on part.
Un peu déçue. Je me dis que ce genre de concert intimiste aurait plus sa place dans un cadre plus fermé. Juste lui et le pianiste de renom Steve Nieve. Une formule qui ne prend son ampleur que dans un cadre plus restreint. Mais bon, Cali reste Cali, et peu importe où il se trouve, sa force et son amour du public et de la scène se fait sentir et se communique.

Bon, on mange, on boit, on rôde, on attend Pony Pony Run Run.
Entre nous, un groupe qui s’appelle poney qui court ou poney court en carré, ça ne peut pas être bien méchant à aller voir.
Pony Pony , je connais grâce à leur chanson « Hey You ». A part ça, le néant intersidéral. Autant en profiter pour voir ce que ces trois français nous réservent.
Electro-dance et pop-rock.
Avec un premier album sorti en 2009, 4 ans après la formation du groupe, ils nous reviennent avec leur second album aux sons tout aussi dansant.
L’avantage de ce genre de groupe, surtout quand on est pas fan à la base, c’est qu’il est tout aussi plaisant de l’écouter de loin comme de près le nez collé à la scène.

Ensuite, direction la scène Ice Watch  pour voir Pierre-Alexandre Busson désormais accompagné de deux musiciens. On reste dans l’électro avec ce trio.
Je n’en dirai pas plus, ça tombe à point pour une bonne digestion en musique et en mouvement.
Je ne mouvemente pas trop, je garde mes dernières barres d’énergie pour rejoindre la voiture.

Une bonne nuit avant le dernier jour des Francos.

Elodie Kempenaer