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Théâtre HAMLET, d’après William Shakespeare, mise en scène de Michel Dezoteux, à partir du 12 mars au théâtre Varia

Publié par Sophie, le 1 mars 2013

Du 12 au 30 mars 2013 à 20h30, les mercredis à 19h30 . CREATION. Grand VARIA. 

Avec: Rosario Amedeo, Karim Barras, Blaise Ludik, Fanny Marcq, Denis Mpunga, Candy Saulnier, Baptiste Sornin et Sonny Troupé à la batterie.

Un drame familial ou comment à trop jouer au fou, on est ou on n’est pas. Avec cette nouvelle création, Michel Dezoteux entame avec  un groupe de travail constitué de Rosario Amedeo, Karim Barras, Fanny Marcq et Denis Mpunga, une trilogie sur la folie. Elle commence par une version de HAMLET, puis continuera par un spectacle sur  l’ART BRUT, fait de mélange, de superposition, de chaos et s’achèvera avec  la création de MACBETH, une autre tragédie de Shakespeare que l’on pourrait qualifier de barbare, mais qui permettra de reprendre son souffle avec un combat plus épique …

COMPOSITION MUSICALE : Rosario Amedeo.

MUSICIENS : Rosario Amedeo aux claviers, Michel Dezoteux aux saxophones et Sonny Troupé à la batterie.

SCENOGRAPHIE :  Marcos Vinãls Bassols.

LUMIERE : Marc Lhommel.

CREATION MAQUILLAGE : Jean-Pierre Finotto.

MAQUILLEUSE : Laura Lamouchi.

CREATION COSTUMES : Odile Dubucq. Réalisation : Odile Dubucq, Isabelle Airaud, Sarah Duvert, Sylvie Thevenard, Chandra Velut.

MAÎTRE D’ARMES: Mathieu Moreau.

CONSTRUCTION DECOR : Atelier Paul Demuur, Margaud Carpentiers, Mohamadou Niane, Didier Rodot.

REGIE LUMIERE : Stéphen Ferrari, Tom Van Antro.

REGIE SON : Laurent Gueuning.

REGIE PLATEAU: Mohamadou Niane.

ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE : Glenn Kerfriden.

MISE EN SCENE: Michel Dezoteux.

Volet 1/ HAMLET (une version)

S’il est une figure emblématique du fou, c’est bien celle de Hamlet, Hamlet, fils du roi de Danemark, remplacé sur le trône par son Oncle Claudius, le frère aîné de son père qui est devenu le nouvel époux de sa mère, la Reine Gertrude. Une nuit, Hamlet voit le fantôme de son père et ce père fantôme lui confie qu’il a été assassiné par son propre frère et fait jurer à Hamlet de le venger.
Hamlet, lesté du poids de ce secret et de l’ignominie qui en découle, ne peut se confier à personne mais il veut démasquer l’usurpateur par la ruse. Il semble comme fou, possédé. Est-ce à cause de l’amour qu’il porte à Ophélie ? Nul ne le reconnaît dans ce nouveau rôle et nul ne peut le ramener à la raison. Il  sombre jusqu’à la démence et jusqu’à ce que la mort ne le délivre du mal qui l’a lui-même dévoré et qui finit par l’engloutir, entraînant dans sa chute bien d’autres protagonistes de l’histoire. Pour Michel Dezoteux,  Hamlet choisit volontairement, sans innocence, de prendre la position de fou. « Je ne peux affronter le réel et donc, je dis que je suis fou ». C’est une posture, un rôle qu’il endosse avant de se brûler les ailes. Il devient une sorte de supplicié et trouve enfin comment mourir.  Et c’est bien de cela qu’il  s’agit et qui était là dès le commencement : « comment mourir » ?Hamlet y arrive par la démarche de la folie.

Soirées spéciales et bords de scène les mardis 19 et 26 mars, après spectacle.

CRITIQUE APRES SPECTACLE

Hamlet c’est l’histoire d’une sanglante folie: d’un enchaînement de « cides »:régicide, « beau-paricide » ou « oncle-icide » vu qu’Hamlet tue le frère de son père, son oncle donc, qui s’est marié à sa mère , « matricide »: une tuerie en chaîne en quelque sorte. Mais çà n’est pas que çà. Dans son adaptation Michel Dezoteux, propose un jeu d’autant plus angoissant que les acteurs ont la face peinte en blanc comme si la mort prochaine pointait, comme si bientôt ils ne seraient plus que des fantômes errant, hantant les lieux et les esprits. De plus un jeu de micros donne aux voies des comédiens de la résonance  un écho qui les déshumanisent et les désincarnent comme si le processus de la mort était lancé et que rien ne saurait l’arrêter. Enfin la scénographie donnent à voir sur deux étages, le plateau classique de la vie et une sorte de passage vers les cieux, vers l’au-delà peut-être…

Une adaptation aux traits sombres et angoissants qui fait tinter la noirceur de ce destin.