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Cinéma Hunger Games

Publié par Rédacteur, le 3 avril 2012

Ce film d’anticipation est inspiré par les livres de Suzanne Collins, qui a elle-même collaboré au scénario.

L’Amérique du Nord n’existe pas (ou plus), c’est une grande zone unique connue sous le nom de Pamen. Au centre se trouve le district du Capitole, centre de la gestion étatique et dictatoriale des 12 districts qui l’entourent. Chaque district est spécialisé : les nouvelles technologies, les bijoux, la maçonnerie…

Plus de 70 ans avant, le district 13 s’est soulevé contre l’autorité centrale, entrainant partout dans Panem des révoltes sanglantes. Le district 13 a été détruit et les 12 autres, en signe de soumission, contraints d’envoyer chaque année deux tributs composés d’un garçon et d’une fille entre 12 et 18 ans. Ces enfants sont amenés à la capitale, entraînés pour un combat à mort, diffusé comme des jeux du cirque.

Cette année, c’est une fille de 12 ans, Primrose Everdeen que le sort désigne dans le district 12, le plus pauvre. Pour lui éviter de mourir, sa sœur de 16 ans, Katniss, se porte volontaire. Véritable garçon manqué, elle est taillée pour l’épreuve, sauf que son humanité l’empêche de tuer ses semblables.

Emmenée vers le Capitole avec le garçon Peeta, elle est encadrée par un ancien gagnant alcoolique et une « animatrice » d’un niveau de stupidité rarement égalé.

Katniss va devoir apprendre à faire des sourires, car de sa capacité à séduire les foules va dépendre l’aide qu’elle pourrait recevoir durant ce combat où seul un survivant est nommé gagnant.

Ce (roman et) film est ce qu’on appelle une distopie, un monde d’anticipation où une dictature impose des conditions de vie inacceptables qui poussent le héros à se révolter.

L’histoire se tient bien au long des 2h20, nonobstant les 4 coupures que nous avons connues pendant cette avant-première. On y trouve des axes classiques de l’action, de l’amour, de la solidarité, de la méchanceté, donc de quoi satisfaire les fans de mouvements comme ceux d’humanité, avec toujours ce côté américain qui impose quasi une morale à l’histoire. Quelques longueurs quand même, on avait vite compris vers quelle fin on nous menait…
_ Visuellement et technologiquement, on ne se sent pas trop largué dans ce monde de légère anticipation. Sauf en ce qui concerne la mode, car là aussi ridicule que cela, de nos jours on ne connaît que les colorations des caniches…

L’actrice principale, Jennifer Lawrence, est on ne peut plus crédible, la production ayant aussi renoncé à effacer par informatique quelques traces de cicatrices de varicelle sur son visage, la rendant, sale, en sueur et en sang, tout à fait humaine malgré les actes parfois cruels qu’elle est obligée de faire pour sauver sa peau.

Côté casting, un surprenant Lenny Kravitz et un effrayant Donald Sutherland.

Au final, cela m’a beaucoup fait penser à une version ado du « Prix du danger » avec Michel Piccoli et Gérard Lanvin, où on trouvait aussi l’esprit de la course poursuite pour la survie et un animateur télé particulièrement clownesque.

C’était pas gagné d’avance car on peut tomber dans tout extrême, ce film est assez équilibré par rapport au public qu’il vise. Et surtout pour moi, bien loin des « Twilight » sirupeux.

Maintenant, le final est clairement ouvert vers la production d’une suite mais on commence à bien connaître Hollywood pour savoir que le « Hunger Games 2 » dépendra du succès commercial.

Hunger Games
_ Réalisé par Gary Ross
_ Avec : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Donald Sutherland
_ Durée : 2h22
_ Sortie le 21 mars

Véronique De Laet