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Théâtre La chute

Publié par Julien Fontignie, le 8 mars 2012

Jean-Baptiste Clamence est un homme seul. Cet avocat parisien bienfaiteur, défenseur de la veuve de l’orphelin, grand orateur à la limite de la perfection voit un jour sa vie bouleversée et son univers se refermer : son imperfection lui est révélée. On le retrouve alors dans un bar d’Amsterdam, où, l’alcool aidant, il se confesse, il est devenu un « juge-pénitent ». De sa chute, il tire une clairvoyance et une conscience de l’Homme. Dans son plaidoyer, il s’accuse et aborde tous les thèmes : la justice, la vie, la mort, l’amour, les femmes et même Dieu. Mais sa pénitence, peu à peu, le transforme en juge de l’humanité, et nous sommes tous coupables.

Benoît Verhaert transcende Albert Camus. Le travail de mise en scène et de réécriture plonge le spectateur dans la scène, confortablement installé dans un bar des bas-fonds d’Amsterdam. L’ambiance et la solennité de l’interprétation sont admirablement soutenues par la voix envoutante de Laïla Amézian, chanteuse de jazz, et par le barman joué par Almamy Barry.

Après bientôt deux ans de tournée, la maitrise des textes et de la scène est impeccable, et le trio démontre son professionnalisme en nous emmenant dans la tête de Camus, avec sarcasme et ironie mais en restant abordable.

A voir au Théâtre Varia, jusqu’au 17 mars

Julien Fontignie

La chute

Jean-Baptiste Clamence est seul. L’avocat parisien bienfaiteur, défenseur de la veuve de l’orphelin, grand orateur à la limite de la perfection voit un jour sa vie bouleversée et son univers se refermer : son imperfection lui est révélée. On le retrouve alors dans un bar d’Amsterdam, où, l’alcool aidant, il se confesse, il est devenu un « juge-pénitent ». De sa chute, il tire une clairvoyance et une conscience de l’Homme. Dans son plaidoyer, il s’accuse et aborde tous les thèmes : la justice, la vie, la mort, l’amour, les femmes et même Dieu. Mais sa pénitence, peu à peu, le transforme en juge de l’humanité, et nous sommes tous coupables.

Benoît Verhaert transcende Albert Camus. Le travail de mise en scène et de réécriture plonge le spectateur dans la scène, confortablement installé dans un bar des bas-fonds d’Amsterdam. L’ambiance et la solennité de l’interprétation sont admirablement soutenues par la voix envoutante de Laïla Amézian, chanteuse de jazz, et par le barman joué par Almamy Barry.

Après bientôt deux ans de tournée, la maitrise des textes et de la scène est impeccable, et le trio démontre son professionnalisme en nous emmenant dans la tête de Camus, avec sarcasme et ironie mais en restant abordable.

Julien Fontignie

A voir au Théâtre Varia, jusqu’au 17 mars