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Théâtre La maison de Ramallah du 5 au 30 mars au théâtre de Poche et Rideau de Bruxelles

Publié par Elodie, le 22 février 2013

de Antonio Tarantino

Mise en scène Pietro Pizzuti

Assistant à la mise en scène Pietro Marullo

avec Angelo Bison, Ana Rodriguez, Laurence Warin

Texte français Caroline Michel.

Les Solitaires Intempestifs 2012

Scénographie Olivier Wiame

Lumières Xavier Lauwers

Costumes Raphaëlle Debattice

Décor sonore Nicolas Stroïnovsky

L’Arche Éditeur est agent théâtral du texte représenté En partenariat avec Amnesty et RCN Justice

 

Du 5 au 30 mars 2013 à 20h30
Relâche les dimanches et lundis
Les mercredis à 19h30

Entre la méchouïa et la paix et le kebab et la guerre, c’est quoi le rapport, tu peux me dire ?

Tarantino (Antonio) nous propose un conte philosophique et burlesque sur la guerre avec pour cadre la Palestine. Un texte où l’on retrouve à la fois la volubilité toute italienne de l’auteur et sa vision très personnelle du conflit israélo-palestinien.
Loin de toute volonté propagandiste, La Maison de Ramallahbouleverse et suscite le rire par le grotesque des situations et des personnages. L’humour comme dernier rempart face aux situations les plus désespérées.

Le Poche et le Rideau avec son duo de découvreurs d’auteurs italiens, Pietro Pizzuti et Angelo Bison, se sont associés pour porter à la scène ce texte percutant.

 

Critique : 

Un homme, une femme et une enfant de 20 ans, à bord d’un train, une famille qui se chamaille comme pourrait le faire toute autre. Et pourtant … Celle-ci a un destin singulier. Les parents se préparent, ni plus ni moins, à offrir leur ultime enfant à l’organisation, à faire d’elle une martyre. Mais la pièce est loin de se résumer à cela et est certes plus complexe. Derrière le côté burlesque de l’œuvre, se cache toute la délicate problématique du conflit israélo-palestinien.

 Cette thématique n’est pas évidente à traiter, l’identification à l’un ou l’autre camps est difficile à éviter, cependant Tarantino s’en sort plutôt bien. Aucune propagande politique, tout est axé sur le noyau familial de ces palestiniens.

 Malgré la volonté de faire dans l’humour, voire le grotesque, la pièce peut paraître un peu longue et lasser le spectateur. Peut-être est-ce du à la confusion à laquelle est confrontée la salle tout au long du spectacle. Confusion qui, en quelque sorte, résume bien l’œuvre.