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Théâtre L’encrier a disparu au théâtre Le Public jusqu’au 31 décembre 2012

Publié par Sophie, le 27 novembre 2012

L’ENCRIER A DISPARU

De Daniil Harms
Mise en scène: Bernard Cogniaux. Texte de Daniil Harms. Avec: Maroine Amimi, Cédric Cerbara, Grigory Collomb, Flavia Papadaniel, Réal Siellez et Aurélie Trivillin. 

DU 09/11/12 AU 31/12/12

 

 

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Salle des Voûtes – Création – Relâche les dimanches et lundis

Six comédiens survoltés se parent d’humour noir, s’emparent d’un univers singulier et partent com- battre avec absurdité une réalité oppressante. Leur chef d’orchestre, c’est Bernard Cogniaux (« Tout au bord », «L’éthique du lombric »,…). Ensemble, ils donnent vie à de courts textes et font apparaître un spectacle inattendu empli d’images surprenantes. La liberté totale de la création et l’humour déjanté, chers à Harms, se retrouvent pleinement dans ce spectacle-dynamite.

Harms et d’autres écrivains ont fondé le mouvement OBÉRIOU œuvrant, comme le dadaïsme ou le surréalisme, à la recherche de formes artistiques entièrement nouvelles et libérées des anciennes conventions. Ce mouvement aux aspirations progressistes et anticonformistes fut violemment réprimé par la montée du stalinisme. Harms laisse une œuvre encore et toujours audacieuse, non conformiste, légère et libre, absolument! Un spectacle de bruits et de fureur pour tous les fous de la vie.

Une Création et Production du Théâtre le Public.

Assistante à la mise en scène: Céline Nieto/ Adapation: Jean-Philippe Jaccard/ Scénographie et costumes: Ronald Beurms/ Lumière: Gaëtan Van den Berg/ Photographe: Isabelle De Beir/ Régie: Simon Plume/ Stagiaire régie: Nicolas Oubraham

Chronique :

Dans une scénographie simple et astucieuse, faite d’une structure de cartons,  permettant entrées et sorties surprenantes des comédiens, défilent des parcours de vie, des situations où la « réalité » des personnages, variés, seuls, en duo ou en groupe, est étirée dans le temps, dénoncée, ou juste tournée en dérision. Dans un style parodique de la littérature russe, où l’on s’y perd souvent dans les noms qui sonnent pareils, les intrigues aux allures grotesques, la pièce rebondit grâce à une multitude de petites anecdotes souvent drôles, tant dans le sens comique que bizarre! Personnellement, je ne m’attendais pas à cette énergie, notamment due à cette diversité de registres le court temps d’un spectacle dès lors poignant et intriguant! Dans la belle et petite salle des voûtes, on vit une expérience qui prête tant à rire qu’à réfléchir ! Le théâtre et ses multiples facettes n’a  pas disparu !