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Cinéma Les Amants passagers de Pedro Almodovar, sortie en salle le 27 Mars 2013

Publié par Constant, le 24 mars 2013

Un film de Pedro Almodovar avec Carlos Areces, Raúl Arévalo, Javier Cámara, Lola Dueñas et la participation exceptionnelle d’Antonio Banderas, Penelope Cruz, Paz Vega
Titre original : LOS AMANTES PASAJEROS (Espagne)
Genre : Comedie
Duree : 1H30 mn
Distributeur : Pathé Distribution
Année de production : 2013
Synopsis:

Des personnages hauts en couleur pensent vivre leurs dernières heures à bord d’un avion à destination de Mexico. Une panne technique (une sorte de négligence justifiée, même si cela semble contradictoire ; mais, après tout, les actes humains le sont) met en danger la vie des personnes qui voyagent sur le vol 2549 de la compagnie Península. Les pilotes s’efforcent de trouver une solution avec le personnel de la tour de contrôle. Le chef de cabine et les stewards sont des personnages atypiques et baroques qui, face au danger, tentent d’oublier leur propre désarroi et se donnent corps et âme pour que le voyage soit le plus agréable possible aux passagers, en attendant que la solution au problème soit trouvée. La vie dans les nuages est aussi compliquée que sur terre, pour les mêmes raisons, qui se résument à deux mots : «sexe» et «mort». Les passagers de la classe affaires sont : un couple de jeunes mariés, issus d’une cité, lessivés par la fête du mariage ; un financier escroc, dénué de scrupules, affligé après avoir été abandonné par sa fille ; un Don Juan invétéré qui a mauvaise conscience et qui essaie de dire au revoir à l’une de ses maîtresses ; une voyante provinciale ; une reine de la presse du cœur et un Mexicain qui détient un grand secret. Chacun d’eux a un projet de travail ou de fuite à Mexico. Ils ont tous un secret, pas seulement le Mexicain. La vulnérabilité face au danger provoque une catharsis générale, aussi bien chez les passagers qu’au sein de l’équipage. Cette catharsis devient le meilleur moyen d’échapper à l’idée de la mort. Sur fond de comédie débridée et morale, tous ces personnages passent le temps en faisant des aveux sensationnels qui les aident à oublier l’angoisse du moment.

Critique :

Pedro Almodovar revient au cinéma après le thriller « La piel que habito »  et renoue avec la comédie. Le réalisateur aime mettre en scène des personnages hauts en couleur et « Les Amants Passagers » n’excepte pas à la règle.
C’est sur un vol à destination de Mexico, filmé comme un huis-clos, qu’on suit avec amusement les tribulations aussi joyeuses que tristes de chacun des protagonistes. Mais malheureusement le film reste au stade du divertissement et ne décolle jamais vraiment. On pourra donc juste remercier le réalisateur de nous faire passer un agréable moment, ce qu’il fait avec brio.

Constant

Pedro Almodovar fait partie des meubles du cinéma mondial, nul n’est censé ignorer sa forte attirance dans ses scénarios par les moeurs sortant des sentiers battus de ses différents rôles, ce nouveau long métrage ne dérogeant pas du tout à la règle. Aborder l’homosexualité dans l’aviation semble être un sujet incontournable pour ce grand réalisateur espagnol, s’inspire t’il de fait réel, nous ne le saurons probablement jamais mais il arrive à donner au film un côté naturel que peu de réalisateurs arriveraient à installer.

Le film commence bien avec de nombreux gags minutieusement amenés, le comique de circonstance est bien présent durant toute une partie du film mais semble s’essouffler petit à petit, en effet passé l’heure de film, les scènes se répètent sans n’avoir plus d’autres buts que de lasser les gens présent dans la salle, une seconde partie de film qui aurait certainement demandé un peu plus de réflexions sur un sujet qui pourtant s’y prêtait relativement bien.

Un film qui se laisse regarder mais qui ne marquera pas beaucoup les esprits, si Pedro Almodovar n’était pas le réalisateur de ce film, il y a de fortes chances que l’on n’en parlerait même pas…

Lionel Flips