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Théâtre LES BONNES INTENTIONS au Théâtre de Poche

Publié par Rédacteur, le 23 mars 2012


Du 20 mars au 7 avril 2012 à 20h30
Durée : 1h10
De et avec Cathy Min Jung
Mise en scène : Rosario Marmol Perez
Assisté de Naïma Triboulet
Musique : Garrett List
Scénographie et costume : Ronald Beurms
Vidéo : Caroline 
Cereghetti
Animation : Allan Beurms
Lumières : Thomas Vanneste.
Création Asbl So O.U.A.T. l Production L’ANCRE (Charleroi) l Coproduction Théâtre de Poche (Bruxelles) et Théâtre de la Place (Liège)
Avec l’aide du Ministère de la fédération Wallonie-Bruxelles – Service Théâtre

La fin de saison approche doucement au Théâtre de Poche. Il reste cependant deux pièces à savourer avant de voir les portes du théâtre se fermer en attendant la saison suivante. Deux dernières créations “sensibles”, selon les dires du directeur artistique du Poche, Roland Mahauden.

La première pièce a débuté mardi dernier et s’intitule “Les bonnes intentions”. Une oeuvre écrite et jouée par Cathy Min Jung. L’auteure a voulu traiter d’un sujet qui lui tenait à coeur. Au centre de l’histoire : “la douloureuse expérience d’une adoption ratée”, souligne Roland Mahauden. Si Cathy Min Jung s’est inspirée de son cas personnel, le récit des “bonnes intentions” est une fiction.

Une adoption ratée, donc… Une adoption qui tourne au cauchemar !  Une jeune enfant de 3 ans et demi se retrouve emprisonnée au sein d’une famille qui était visiblement à la recherche de main d’oeuvre et non d’un enfant à aimer. La fillette est vite devenue l’ennemie de sa mère adoptive. Les journées de la jeune fille sont rythmées par les tâches ménagères et les crise de colère de sa “maman”. Quant à son père, il a arraché à sa fille le peu de dignité humaine qu’il lui restait.

On sera donc soulagé : il ne s’agit que d’une fiction. Une douloureuse expérience qui lèvera les tabous au sujet de l’adoption, espère Cathy Min Jung. Pour qu’on puisse en débattre ou tout simplement réfléchir à la question, l’auteure a voulu nous présenter un cas extrême et choquant. Elle met en avant le point de vue de l’enfant adopté. Des enfants qui manquent de repères, qui se posent des questions et qui ne sont pas toujours prêts à recevoir l’amour des parents adoptifs. Quel est le mot de la fin, Cathy ? “Je veux simplement dire par ce spectacle qu’il est important de prendre en compte la façon dont une personne adoptée se construit quand elle a été achetée. Même si c’est avec plein d’amour…” (propos recueillis par Olivier Mouton dans  Le journal de Poche)

Philippe Vincke