Sortie cinéma, actualité théâtre, sortie BD, festival de musique | » L’homme qui n’aimait pas les femmes.

Cinéma L’homme qui n’aimait pas les femmes.

Publié par Elodie Kempenaer, le 27 janvier 2012

Millenium.

Quand j’en ai parlé pou la première fois avec une amie, je me suis exclamée  » oh oui, j’adorais cette série »…ahum. Je ne suis pas si vieille que ça mais le premier Millenium qui me venait en tête ce n’était pas celui de la série de livre de Stieg Larsson.

Je n’ai pas vu Millenium un, deux, Millenium « vingt an après ».
Tant pis, ce soir, j’ai envie d’un film policier, palpitant, avec des personnages sombres, des drames familiaux et une image léchée.
Tout semble me sourire.
Fincher.
Une affiche qui attire l’œil et attise ma curiosité.
Des acteurs qui en jettent.
Un titre bilingue qui ne me dit pas grand chose mais qui me plait par le mystère qu’il cache.

Puis pouf, ca tombe à l’eau mes espoirs.

Pourtant les acteurs s’en sortaient plus qu’honorablement (coup de cœur pour Rooney Mara en Lisbeth Salander qui m’a littéralement séduite) ils y croyaient à leurs histoires, ils y mettaient du cœur.
Pourtant, l’intrigue une fois démêlée ne manquait vraiment pas de piquant.
Pourtant les paysages rendaient bien le froid qui régnait dans le cœur de cette famille pourrie au possible.
Pourtant il y en avait de belles scènes émouvantes, drôles, sexuellement cocasses.

Pourtant…

Mais malgré tout ça, un flop, The girl with the dragon tatoo, l’Homme qui n’aimait pas les femmes, les Hommes qui n’aimaient pas les femmes ou encore Män som hatar kvinno, peu importe le titre, n’est pas arrivé à m’emmener dans un bon thriller de linge sale lavé en famille et de personnages atypiques aux failles profondes.

C’est sans conteste le rythme qui a manqué à ce film. Ce petit rythme si essentiel à un film et si difficile à avoir. Il était inégal.

L’intrigue stagne et est entrecoupée de superbes scène d’abus sexuels de Lisbeth Salander par le vicieux bonhomme qui lui fournit son argent (Lisbeth, en plus d’être gothique, psychologiquement instable et de se nourrir exclusivement de happy meal, est pupille de l’état). Puis d’un coup, l’histoire se prend un coup de jus et les photos et les suppositions s’entrechoquent. Puis plus rien. Puis un nouveau coup de jus sur une musique d’enquête et « Scully et Murder » avancent à grands pas dans l’enquête et en déduisent la même chose.

Voilà comment est menée l’intrigue. Le spectateur n’a pas le temps de s’approprier les indices, il n’a pas le droit à sa part de gâteau, il n’a pas le droit de faire marcher sa cervelle. Il attend que l’information arrive en gros bloc, il digère puis se reprend une ration d’information avant d’en arriver au twist finale.

Je n’ai rien contre l’intrigue seule. Elle est tordue et pleine de références religieuses comme j’aime.
Je n’ai rien contre les romans en eux-mêmes. Je n’ai de toute façon pas encore lu une seule page de la trilogie.
Je n’ai rien contre les autres Milleniums.
J’en ai contre celui que j’ai vu au cinéma et qui en a endormi plus d’un. J’ai vu des salles enthousiastes, émues, mais une salle où l’ennui se ressentait autant…c’est une première pour moi. Penser à la critique du film alors qu’il se déroule sous nos yeux, ce n’est jamais bon signe.

Je dirai donc d’attendre sa sortie en DVD (parce qu’on ne peut même pas dire que l’image requiert un visionnage en salle obscure, elle rendra tout aussi bien dans un petit salon avec des popcorns au sel fait maison) et de ne pas aller mettre de l’argent pour le grand écran. Puis le DVD, vous pourrez toujours le revendre.

Ah et avant d’en terminer totalement.

Mention spéciale pour le face à face entre Martin et Blomkvist, pour les notes d’humour et pour les jolis seins de Rooney.

Elodie Kempenaer