Erwin : Le voyage aux origines de Textoris aux éditions du Lombard

Publié par admin, le 23 septembre 2014

edwin

Critique : 

Voilà quelques temps maintenant que le prix de la fondation Leblanc a été décerné à Julien Lambert et Manon Textoris. Un prix qui permet à de jeunes auteurs d’être édités aux éditions du Lombard tout en étant prépublié gratuitement dans le journal Le Soir afin de se faire connaître. Lauréat de l’édition 2013, ce jeune couple d’origine française nous propose en ce mois de septembre 2014 leur première oeuvre qui mènera le lecteur aux confins de la création…

Constitué de 68 planches, ce volume a de quoi faire peur. Malgré une lecture assez fluide dans la première partie de l’album, celle-ci tend à se réduire au fur et à mesure que l’on avance dans le récit quitte à devenir légèrement lassant ne sachant pas très bien où veulent nous emmener les auteurs .

Au niveau du dessin, c’est mi-figues mi-raisins que je suis ressorti de l’album, si Julien Lambert est un excellent dessinateur de décors, je ne suis pas convaincu que les personnages soient vraiment son fort. Assez souvent disproportionnés, ceux-ci prennent régulièrement des perspectives scabreuses ne donnant pas forcément envie de rester trop longtemps attardé sur la case.

Le gros bémol de ce tome restera probablement le lettrage qui a été utilisé pour la conception de cet album. Loin de moi l’idée de penser qu’il est complètement raté, c’est peut être un effet voulu, mais il faut bien avouer que celui-ci n’est vraiment pas adapté à un récit de 68 pages. Très irrégulier il trompe l’oeil très régulièrement et à tendance à fatiguer le lecteur à chacun des phylactères. On ne brimera toutefois pas les auteurs qui grâce à un scénario relativement réussi, arrivent tout de même à nous donner l’envie de les relire dans un futur proche, ce qui n’est malheureusement pas le cas de quelques grosses « pointures » des éditions du Lombard.

La bande dessinée a peut être trouvé une scénariste ayant un peu d’intérêt alors que le petit monde de la bande dessinée ne vit plus que de courbette et de salamalec vis a vis d’artistes qui ont fait leur temps mais qui ne sont plus lus que sur base d’un passé glorieux…

 

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