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	<title>Le Bourlingueur du Net &#124; Actualités culturelles &#187; Littérature</title>
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	<description>Actualités Musique, cinéma, théâtre et littérature</description>
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		<title>Lotte et Søren HAMMER : Le Prix à Payer</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 15:30:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[
Une enquête époustouflante !
Lors d’une visite écologique sur l’inlandsis groenlandaise, une délégation emmenée par la ministre danoise de l’Environnement et la chancelière allemande, venue constater les conséquences du réchauffement climatique, découvre le cadavre libéré par la fonte des glaces d’une jeune femme morte plus de vingt-cinq ans auparavant.
La scène est macabre ! La victime est agenouillée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/Le-prix-à-payer.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-5456" title="Le prix à payer" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/Le-prix-à-payer.png" alt="" width="216" height="358" /></a></p>
<p>Une enquête époustouflante !</p>
<p>Lors d’une visite écologique sur l’inlandsis groenlandaise, une délégation emmenée par la ministre danoise de l’Environnement et la chancelière allemande, venue constater les conséquences du réchauffement climatique, découvre le cadavre libéré par la fonte des glaces d’une jeune femme morte plus de vingt-cinq ans auparavant.</p>
<p>La scène est macabre ! La victime est agenouillée, les pieds et mains attachés et son visage est dissimulé dans un sac en plastique.</p>
<p>Konrad Simonsen, commissaire divisionnaire, est dépêché sur les lieux pour enquêter sur ce crime avec ses acolytes de la brigade criminelle de Copenhague.</p>
<p>Lors de cette enquête, Simonsen fera vite le lien avec une autre histoire de meurtre qu’il croyait classée.  Quelques années auparavant, une jeune femme a été assassinée dans les mêmes conditions sauf que le présumé coupable, en l’occurrence, le père de la jeune fille  avait toujours clamé son innocence avant de se suicider.  Des similitudes entre les deux affaires apparaissent et les deux femmes semblent avoir été tuées de la même façon.  Dès lors, Simonsen réalise qu’il aurait condamné à tord un innocent avec toute la culpabilité qui en découle.</p>
<p>Avec son équipe, Simonsen va relancer l’enquête et va alors réaliser, que celle-ci est plus complexe qu’elle n’y parait. Un gros travail d’enquête va être réalisé laissant peu de place aux doutes.</p>
<p>Les auteurs dressent un tableau noir autour de crimes sordides avec en toile de fond des magouilles politiques de la société Danoise.</p>
<p>L’enquête est en direct, aucun moment n’est mis de coté. On assiste à des questionnements incessants des membres de l’équipe. Aucune réflexion, aucun ressenti n’est amputé dans le déroulement de l’enquête. C’est comme si le lecteur faisait partie intégrante de l’équipe de la brigade criminelle.</p>
<p>Les auteurs ne sont pas avares de détails et nous immergent directement dans les feux de l’action. Le lecteur devient «  acteur » dans l’enquête en se posant lui-même des questions et en ayant ses propres hypothèses.</p>
<p>Lotte et Søren HAMMER font preuve de beaucoup de finesse dans leurs écrits et le roman en devient plus que captivant.</p>
<p>Au début de la lecture, l’assimilation des personnages n’est pas évidente car nous ne sommes pas habitués aux noms et lieux scandinaves.</p>
<p>Les scandinaves deviennent maîtres de l’art en ce qui concerne le thriller noir !</p>
<p><strong><em>Le prix à Payer</em></strong>, Lotte et Søren HAMMER, traduit du danois par Michèle Lamothe-Nielsen, Ed Actes noirs d’Actes Sud, 2012, 464p.</p>
<p style="text-align: right;">Stellina Huvenne</p>
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		<title>ZAFON Carlos Ruiz : Le Palais de Minuit</title>
		<link>http://www.lebourlingueurdu.net/2012/05/10/zafon-carlos-ruiz-le-palais-de-minuit/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 12:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
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«  Très bientôt, toi et moi, nous serons un seul être. Je ne suis pas ton ennemi. Je suis ton avenir ».
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/le-palais-de-minuit.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5377" title="le palais de minuit" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/le-palais-de-minuit.jpg" alt="" width="192" height="305" /></a></p>
<p>«  <strong><em>Très bientôt, toi et moi, nous serons un seul être. Je ne suis pas ton ennemi. Je suis ton avenir</em></strong> ».</p>
<p>L’Auteur, Carlos Ruiz Zafon transporte le lecteur dans un monde aux mille saveurs où vont se mélanger angoisse et suspens. L’histoire se déroule dans la grande ville de Calcutta en 1916 où un soldat anglais est poursuivi par la mort. Dans ses bras, celui-ci tient deux nouveaux nés, Ben et Sheere qu’il doit à tout prix protéger au dépend de sa vie. Un homme étrange et dangereux, dénommé Jawahal, est à la recherche des nouveaux nés et il écrasera quiconque se trouve sur son passage.</p>
<p>Dès leur plus jeune âge, les jumeaux Ben et Sheere sont séparés. Sheere va se voir confier à sa grand-mère et Ben sera accueilli dans un orphelinat. Avec plusieurs de ses amis, Ben va fonder la «  Chowdar Society », fraternité secrète, où ils se retrouveront dans les ruines du Palais de minuit.</p>
<p>A ses seize ans, Ben découvre son lourd secret familial et va faire la connaissance de sa sœur, Sheere, dont il ignorait l’existence. Va alors commencer une course contre la mort car seize ans plus tard, Jawahal est toujours à leurs trousses. Avec l’aide de la Chowdar Society, Ben et Sheere vont tenter d’élucider le mystère autour de cette personne qui en veut à leurs vies…</p>
<p>Carlos Ruiz Zafon dresse dans son roman, un cadre original et peu fréquent, qui est la ville de Calcutta. Les lieux sont variés et permettent de voyager à travers la ville. L’ambiance est feutrée et accentue l’impression du mystère. L’auteur réalise un subtil mélange entre les dialogues et les descriptions des situations. Le tout est justement dosé, permettant de s’imprégner de l’ambiance générale de Calcutta.</p>
<p>Seule petite remarque, les dialogues sont peu réalistes pour des adolescents de seize ans.</p>
<p>Ce roman satisfera les amateurs d’énigme et de frisson dont le style est singulier.</p>
<p>« Le Palais de Minuit » est le deuxième roman de l’auteur publié en 1994 en Espagne. Il a ensuite réalisé «  L’Ombre du vent » et « Le Jeu de l’ange ». Ses romans ont été édités en Espagne sous forme de « livres pour la jeunesse ». Ses œuvres ont été bien accueillies par un public de jeunes lecteurs. Carlos Ruiz Zafon espère toucher tous les âges.</p>
<p><strong><em>Le Palais de Minuit</em></strong>, Carlos Ruiz Zafon, traduit de l’espagnol par François Maspero, 312 pages, Editions Robert Laffont, , 19 €.</p>
<p style="text-align: right;">Stellina Huvenne</p>
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		<title>Katarina Mazetti : Mon Doudou Divin : Divinement déroutant !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 14:00:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tout commence par une petite annonce à la caisse d’un supermarché proposant un stage de spiritualité sur la recherche du sens de la vie… Et voilà qu’une journaliste en planque, un médecin radié, un musulman Iranien, une dame sombre et une femme au passé louche se retrouvent à la « Béatitude »! Ces personnalités que tout oppose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/mon-doudou-divin.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5367" title="mon doudou divin" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/mon-doudou-divin-173x300.jpg" alt="" width="173" height="300" /></a>Tout commence par une petite annonce à la caisse d’un supermarché proposant un stage de spiritualité sur la recherche du sens de la vie… Et voilà qu’une journaliste en planque, un médecin radié, un musulman Iranien, une dame sombre et une femme au passé louche se retrouvent à la « Béatitude »! Ces personnalités que tout oppose et venues d’horizons divers, vont se confier sur leurs craintes de l’existence et rechercher le sens de la vie avec l’aide d’Annette et son compagnon Adrian pseudo gourous.</p>
<p>Deux visions relateront l’expérience de la Béatitude, celle de Wera la journaliste et celle de Madeleine qui cache une expérience difficile.</p>
<p>Wera souhaite relancer sa carrière et pense avoir trouvé le sujet idéal en s’infiltrant incognito à la Béatitude. Seulement, contre toute attente, ces quelques jours passés à la recherche de soi, ne la laisseront pas indifférente…</p>
<p>Madeleine n’a plus le goût de vivre et pense avoir perdu le chemin de son existence… En participant à ce stage elle espère redonner du sens à sa vie… Mais ressortira-t-elle indemne de cette expérience ?</p>
<p>Sous des airs de comédie, ce roman amène à la réflexion quant au sens de la vie et des religions qui dirigent ce monde.</p>
<p>Certains passages du livre confrontent la religion chrétienne à la religion musulmane laissant à chacun le choix d’avoir ses propres valeurs.</p>
<p>L’auteure, Katarina Mazetti, invite le lecteur à se positionner sur le sens de la vie via les propres questionnements des protagonistes.</p>
<p>L’auteure nous livre un roman original et plein de sens qui amènera la réflexion sur notre propre perception de l’existence.</p>
<p>Katarina Mazetti d’origine suédoise a connu un grand succès lors de la sortie de son roman «  <em>Le mec de la tombe d’à coté</em> » en 2006 qui fut même interprété au cinéma. L’auteure est bien connue en Suède et a eu d’autres romans populaires comme «  <em>Le Caveau de famille</em> » et «  <em>La fin n’est que le début</em> ».</p>
<p><em>Mon doudou divin, Katarina Lazetti, Editions Gaïa, 2012.</em></p>
<p style="text-align: right;">Stellina Huvenne</p>
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		<title>Gibus et Marie Malher : Berceuses pour petits noctambules</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 16:20:19 +0000</pubDate>
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Vous qui ne savez pas comment coucher vos petits monstres le soir car ils sont de vraies piles électriques et veulent : &#171;&#160;jouer encore un peu s&#8217;te plait maman&#160;&#187; ; Voici LA solution :
Les berceuses pour petits noctambules de Marie Malher (au dessin) et Gibus (à la chanson).
C&#8217;est tout d&#8217;abord un livre coloré aux dessins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/Berceuses-pour-petits-noctambules.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5267" title="Berceuses pour petits noctambules" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/Berceuses-pour-petits-noctambules.jpg" alt="" width="223" height="230" /></a></p>
<p>Vous qui ne savez pas comment coucher vos petits monstres le soir car ils sont de vraies piles électriques et veulent : &laquo;&nbsp;jouer encore un peu s&#8217;te plait maman&nbsp;&raquo; ; Voici LA solution :</p>
<p>Les berceuses pour petits noctambules de Marie Malher (au dessin) et Gibus (à la chanson).</p>
<p>C&#8217;est tout d&#8217;abord un livre coloré aux dessins rigolos et pleins d&#8217;animaux comme ils aiment, mais aussi un CD aux mélodies douces et faciles à retenir (même pour les tout petits). Bref c&#8217;est l&#8217;idéal pour apaiser les petits loulous et créer un rituel de complicité avec les parents.</p>
<p>Pour avoir découvert ce livre/CD avec une petite fille bourrée d&#8217;énergie (surtout le soir) de 2 ans et demi, nous vous confirmons que cette expérience fût très enrichissante et a permis de partager de bons moments de rigolade et de détente. Mais le mieux a surtout été de voir la fillette en question filer dans son lit sans râler après cette expérience !!</p>
<p>Reste à savoir qui retiendra le mieux les paroles maintenant &#8230;</p>
<p><em> Berceuses pour petits noctambules, Par Gibus et Marie Malher, 28 pages, éditions Didier Jeunesse</em></p>
<p style="text-align: right;">Mélodie</p>
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		<title>Mieko Kawakami : Seins et Oeufs</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 22:23:27 +0000</pubDate>
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Seins et Oeufs résume en deux mots le livre de Mieko Kawakami.
Makiko vient rendre visite à sa soeur Natsu qui vit à Tokyo. Native d’Okinawa, elle fait le voyage avec sa fille de 12 ans. Cette visite n’est pas anodine, elle aimerait se refaire la poitrine mais cherche l’approbation de ses proches. S’étant muté dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/seins-et-oeufs-mieko-kawakami.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5241" title="seins-et-oeufs-mieko-kawakami" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/05/seins-et-oeufs-mieko-kawakami.jpg" alt="" width="168" height="319" /></a></p>
<p><em>Seins et Oeufs</em> résume en deux mots le livre de Mieko Kawakami.</p>
<p>Makiko vient rendre visite à sa soeur Natsu qui vit à Tokyo. Native d’Okinawa, elle fait le voyage avec sa fille de 12 ans. Cette visite n’est pas anodine, elle aimerait se refaire la poitrine mais cherche l’approbation de ses proches. S’étant muté dans le silence, sa fille et elle ne se parlent plus. Elles se retrouvent dans le minuscule appartement de Natsu et sur quatre jours de temps vont se décharger de leurs problèmes les unes sur les autres. Cette délivrance va bien sûr de paire avec un pétage de plomb en bonne et due forme.</p>
<p>Ce roman nous plonge dans la vie de 3 femmes et des problèmes de femme qui leur sont propre. Les narratrices nous plongent dans des aspects de la féminité qui inquiètent, qui troublent et dont elles ne peuvent pas se défaire. En tant que femme, cette histoire accroche, trouble et, des fois, dérange. Elle dérange parce qu’elle reprend des questions que nous nous sommes toutes posées sans vraiment vouloir en parler à haute voix.</p>
<p>L’auteure a voulu nous immerger dans le quotidien de femmes japonaises contemporaines et elle le réussit agréablement.</p>
<p><em>Seins et Oeufs</em>, Mieko Kawakami, 110p., Actes Sud</p>
<p style="text-align: right;">Lilian Bolly Barajas</p>
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		<title>Doug TenNapel : Ghostopolis</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 11:31:43 +0000</pubDate>
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20h, dernier soir avant le passage à l’heure d’été, la lampe rendant la pièce feutrée, on se dit &#171;&#160;vivement les jours plus longs&#160;&#187;. Il y a des soirées comme ça où l’on n’a pas vraiment envie de s’embarquer avec Proust pour partir &#171;&#160;à la recherche du temps perdu&#160;&#187;.
Non. C’est plutôt une envie de lecture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/ghostopolis.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5186" title="ghostopolis" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/ghostopolis.jpg" alt="" width="182" height="274" /></a></p>
<p>20h, dernier soir avant le passage à l’heure d’été, la lampe rendant la pièce feutrée, on se dit &laquo;&nbsp;vivement les jours plus longs&nbsp;&raquo;. Il y a des soirées comme ça où l’on n’a pas vraiment envie de s’embarquer avec Proust pour partir &laquo;&nbsp;à la recherche du temps perdu&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Non. C’est plutôt une envie de lecture légère, d’une vraie aventure mais non surchargée d’actions inutiles, d’une comédie mais pas trop grotesque pour casser le mood ambiant de la pièce, d’un scénario qui vous emmène ailleurs mais ne vous perd pas, qui reste bien sagement à vos côtés, car vous êtes bien enfoncé dans le sofa et il serait dommage de s’en faire sortir. ça donne envie d’un chocolat chaud avec tout ça.  Et la boîte de cookies qui va avec, tiens !</p>
<p>Le problème avec l’œuvre de Proust, qui conviendrait bien à l’atmosphère tamisée et le joli papier peint old-fashion, c’est qu’il n’y a pas d’image et dans la section bd, et bien ça ne rentre pas. Alors que dans Ghostopolis des images il y en a, et elles sont très colorées malgré le monde où Doug TenNapel nous envoie. Evidemment, comme le laisse supposer la cover et le titre, on n’est pas en route pour une histoire dans des nuages remplis d’oursons rouges, verts, jaunes aux super symboles sur le ventre, même si de ciel il est question.</p>
<p>Enfin, plutôt d’au-delà. Et c’est là, sans l’avoir demandé évidemment, que se retrouve envoyé accidentellement le jeune Garth. Déjà qu’il a une maladie incurable, c’est pas de chance !  Et le responsable c’est Frank Gallows, sorte de John Constantine version fonctionnaire. Bref, le monsieur tout le monde faisant le métier le plus classique du monde, chasseur de fantôme.</p>
<p>Mais loin du sérieux, de la noirceur d’un Hellblazer, on déguste ici son chocolat chaud chez les morts, les squelettes, les embaumés mais étonnement, sans ressentir d’horreur. C’est frais, enjoué, on va de surprise en surprise. Les personnages principaux sont bien définis, les sentiments sont justes et là, et la fin est très bien choisie selon moi. Tout juste ce qu’il me fallait pour cette soirée. J’ai fini mes cookies sans m’en rendre compte et, totalement plongé dans Ghostopolis, j’en ai oublié de terminer mon chocolat chaud, il est froid. Mouarf.</p>
<p>Bon, tout n’est pas parfait, c’est vite lu, ça reste un rien trop léger pour un album de 266 pages où, avec des cases plus petites et un peu plus de texte, Doug TenNapel aurait sûrement réussi à développer son monde, à rendre les emmerdes de Garth plus riches encore.</p>
<p>Le trait est agréable mais selon moi, de si grandes cases demandent un peu plus de travail pour les arrières plans et autres détails. Certaines cases semblent parfois un peu vides.</p>
<p>Grossomodo, Ghostopolis n’est pas un Graphic Novel for adult mais bien que destiné avant tout aux jeunes lecteurs, il peut procurer un certain plaisir aux  vieux barbus ayant traînés du côté de Chez Swann. Les plus jeunes apprécieront certainement Côtelette et Garth, les plus âgés refermeront l’album en buvant leur chocolat, froid, un petit sourire aux lèvres.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Ghostopolis</span></strong></p>
<p>Dessin, scénario, couleur : Doug TenNapel</p>
<p>Editeur : Milady / collection Milady Graphics</p>
<p style="text-align: right;">Nicolas Clarisse</p>
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		<title>VOLTAIRE : Candide ou l&#8217;optimisme</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 07:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
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Dans cette oeuvre classique de la littérature française, Voltaire met en situation le jeune Candide, aristocrate Allemand naïf, n&#8217;étant jamais sortis de son château et qui suit avec attention les préceptes de maître Pangloss pour qui tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Malheureusement pour lui, il se voit un jour chasser  par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/voltaire-candide-ou-loptimisme.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5168" title="voltaire candide ou l'optimisme" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/voltaire-candide-ou-loptimisme.jpg" alt="" width="184" height="298" /></a></p>
<p>Dans cette oeuvre classique de la littérature française, Voltaire met en situation le jeune Candide, aristocrate Allemand naïf, n&#8217;étant jamais sortis de son château et qui suit avec attention les préceptes de maître Pangloss pour qui tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes.<br />
Malheureusement pour lui, il se voit un jour chasser  par le Baron qui l&#8217;hébergeait jusque-là et se retrouve dès lors confronter à la dure réalité de la vie extérieure. S&#8217;en suit une suite d&#8217;aventures ou Candide rencontre toute une suite de personnes frappées par la cruauté humaine et qui malgré cela essaient toutes de s&#8217;en tirer le mieux possible sans pour autant y parvenir. Lors d&#8217;un de ses périples en Amérique du Sud, Candide et son ami Cacambo découvrent par inadvertance le pays oublié d&#8217;El Dorado ou les cailloux sont des pierres d&#8217;or et où les notions de pouvoir et de matérialisme n&#8217;existent pas. N&#8217;ayant pas de réelle conscience de sa chance, il choisi de regagner l&#8217;Europe dans l&#8217;espoir d&#8217;y retrouver son aimée dame Cunégonde, laissant alors derrière lui le paradis pour la tristesse et la trahison.</p>
<p>Ce livre est un regard dur et impitoyable sur la vie. Il montre que les problèmes que nous traversons sont parfois bien dérisoires et que, avec la crise actuelle, les instincts de l&#8217;humanité sont immuables.</p>
<p><em>Voltaire, Candide ou l&#8217;optimisme de Voltaire. Edition Folio anniversaire, illustrations de Sir Quentin Blake.</em></p>
<p style="text-align: right;">Loic Bertiau<em><br />
</em></p>
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		<title>MUSSO Guillaume : Sept ans après</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 16:54:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédacteur</dc:creator>
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Ce que dit le quatrième de couv’ : Artiste  bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et  bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment  passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des  jumeaux : Camille et Jeremy.
 
Pourtant, le mariage  tourne court : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/sept-ans-après.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5157" title="sept ans après" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/sept-ans-après.jpg" alt="" width="168" height="262" /></a></p>
<p>Ce que dit le quatrième de couv’ : <em>Artiste  bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et  bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment  passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des  jumeaux : Camille et Jeremy.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Pourtant, le mariage  tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à  peu l’amour. Au terme d’un divorce orageux, chacun obtient la garde d’un  des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors  que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite. Les  années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l’autre. Jusqu’au  jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour  sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se  tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans.  Contraints d’unir leurs forces, Nikki et Sebastian s’engagent alors dans  une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à  jamais. </em></p>
<p>L’année dernière, lors de la sortie de <em>L’Appel de l’Ange</em> je parlais « d’évolution » dans le chef de Guillaume Musso, avec un  glissement sensible de la comédie romantique et fantastique vers une  forme de thriller « grand public », où les relations sentimentales se  trouvaient tissées dans une intrigue au rythme endiablé. Avec <em>7 ans Après, </em>la transformation se poursuit… et l’ombre d’un certain Harlan Coben flotte clairement sur les premiers chapitres de l’aventure.</p>
<p>Pied au plancher, Guillaume Musso plonge  tête la première dans le « cauchemar » de tout parent : la disparition  inexplicable d’un adolescent. Une disparition d’autant plus  problématique qu’elle surgit sept ans après un divorce pour le moins  difficile. Avec un sens consommé de la narration et de ce que les  Américains appellent « l’exposition », soit la présentation de la toile  de fond psychologique, historique et géographique sur laquelle le récit  va se dérouler, ce nouveau Musso s’inscrit clairement dans la catégorie  des ouvrages que l’on a toutes les difficultés du monde à déposer une  fois entamé. On n’oubliera pas non plus ces dizaines de références qui  font le plaisir des lecteurs attentifs, pépites extraites de la culture  populaire, qui brillent discrètement au cœur de la trame et ne  manqueront pas d’attirer le regard d’une génération biberonnée aux  exploits de Marty McFly et des super-héros de la Marvel… sans pour  autant laisser les novices sur le bord de la route.</p>
<p>Là où le roman perd un peu son objectif  de vue, c’est lors de la troisième partie, la plus courte, où les héros  sont soudain confrontés à une bande de trafiquants tout droit sortis  d’une mauvaise série B. On sent l’auteur pressé de confronter ces  personnages à un enjeu vital, mais l’exécution devient brouillonne, les  relais narratifs improbables et ce qui aurait pu constituer un second  volume se voit réduit à un enchaînement trop rapide de situations à  peine ébauchées.</p>
<p>Reste la part du contrat la plus  importante que remplit Guillaume Musso avec ce neuvième roman, celle  d’un plaisir innocent, d’une aventure relevée, d’un univers que d’aucun  qualifierait de « naïf » alors qu’il s’agit avant tout d’une  intraveineuse d’évasion, d’un roman de qualité qui s’inscrit dans une  logique de pure divertissement. Certains y verront une démarche  mercantile et insupportable dans un monde en pleine tourmente, d’autres  vous diront que cesser de se prendre la tête pendant quelques centaines  de pages ça peut aussi faire du bien… Et je suis de ceux-là !</p>
<p><em>7 ans après par Guillaume Musso, XO</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Christophe Corthouts<br />
</em></p>
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		<title>HOROWITZ Anthony : La Maison de Soie</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 14:39:17 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Les aventures de  l’Homme à la casquette plate et de la Maison de soie ont été, d’un  certain point de vue, les plus sensationnelles de la carrière de Holmes.  Seulement, à l’époque, il m’a été impossible de les raconter pour des  raisons qui apparaîtront clairement au lecteur&#8230; Cependant, j’ai  toujours eu le désir de les écrire, afin de compléter le canon  holmesien. C’était impossible plus tôt : les événements que je vais  décrire étaient trop monstrueux, trop choquants pour être imprimés. Ils  le sont toujours aujourd’hui. Je n’exagère rien en affirmant qu’ils  pourraient mettre à mal le tissu tout entier de notre société, ce qui,  particulièrement en temps de guerre, est une chose que je ne peux  risquer. Une fois ma tâche accomplie, à supposer que j’aie la force de  la mener à bien, j’empaquetterai le manuscrit et je l’enverrai dans les  coffres de Cox and Co., à Charing Cross, où certains autres de mes  papiers personnels sont conservés. Je donnerai comme instruction que, de  cent ans, le paquet ne devra pas être ouvert. Il est impossible  d’imaginer à quoi le monde ressemblera alors, mais peut-être mes futurs  lecteurs seront-ils mieux immunisés contre le scandale et la corruption  que mes contemporains. Je leur transmets ici un dernier portrait de  Mr Sherlock Holmes ». Dr John Watson.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/la-maison-de-soie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5150" title="la maison de soie" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/la-maison-de-soie.jpg" alt="" width="192" height="300" /></a><br />
</em></p>
<p>Voir Anthony Horowitz écrire la première  « nouvelle aventure de Sherlock Holmes » officiellement reconnue par  les ayant-droits du cèlèbre détective de Baker Street n’est finalement  qu’une demi-surprise. Il ne faut pas être grand clerc pour remarquer  qu’aujourd’hui, ce sont bien les écrivains pour « jeune public » qui ont  peu à peu repris le flambeau des auteurs « populaires » qui firent les  beaux jours des journaux du siècles passé… et de celui d’avant. J.K.  Rowling, Stephenie Meyer ou encore Suzanne Collins reprennent sans  complexes les recettes appliquées par Conan Doyle, Agatha Christie ou  encore Jean Ray.</p>
<p>Le tout était de savoir si Horowitz,  ultra-connu à travers le monde pour sa série consacrée à Alex Rider, un  espion de 14 ans, serait à même d’entrer dans les canons des 60  histoires (pas une de plus, quatre romans et 56 nouvelles) écrites par  Arthur Conan Doyle. Car il est bien question ici d’une nouvelle aventure  de Sherlock Holmes. Pas d’une réinvention (ça, le cinéma s’en occupe  avec le bondissant Robert Downey Junior) d’un pastiche ou encore d’une  actualisation (là, il fait aller chercher du côté de l’excellente série  télé <em>Sherlock</em>).</p>
<p>Levons immédiatement le voile : oui, et  mille fois oui, Horowitz s’avère à la hauteur du défi ! Avec sa galerie  de personnages savoureux, du dealer d’arts Carstairs suivi de près par  un étrange homme à la casquette plate, au gang d’Irlandais de Boston, en  passant par l’aventurier américain forcément millionnaire, cette  « Maison de Soie » offre un outre une histoire solide, quelques vrais  moments de bravoure… Et surtout des détours savoureux mais totalement  « vrais » &#8211; pas question ici de pastiche, on le répète – par des  incontournables de l’univers holmsien.</p>
<p>Une vraie belle réussite donc, qui a du  cœur et de la substance… Dommage qu’Horowitz ait clairement annoncé  qu’il s’agissait pour lui d’un « one-shot ». Le succès changera-t-il la  donne ?</p>
<p><em>La Maison de Soie de Anthony Horowitz, Calmann-Levy, 360p.</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Christophe Corthouts<br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;élève Ducobu, de la plume à l&#8217;écran et inversement</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 16:17:01 +0000</pubDate>
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Ducobu, le cancre est partout !
Depuis ses premières apparitions en 1992 dans Tremplin, le magazine pour jeunes que beaucoup ont découvert sur les bancs de l’école, Ducobu le cancre le plus connu de Belgique a fait du chemin. Chaque album se vend à près de 150 000 exemplaires. Ceux-ci sont également très prisés par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/lélève-ducobu-révise-un-max.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5135" title="l'élève ducobu révise un max!" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/lélève-ducobu-révise-un-max.jpg" alt="" width="195" height="274" /></a></p>
<p><strong>Ducobu, le cancre est partout </strong>!</p>
<p>Depuis ses premières apparitions en 1992 dans Tremplin, le magazine pour jeunes que beaucoup ont découvert sur les bancs de l’école, Ducobu le cancre le plus connu de Belgique a fait du chemin. Chaque album se vend à près de 150 000 exemplaires. Ceux-ci sont également très prisés par le corps professoral qui y trouve une grande valeur éducative. Cette année est encore très remarquable pour les fans de l&#8217;ado aux rayures jaunes et noires car ce n’est rien de plus qu&#8217;un film et un nouvel album que le jeune public (mais ne mentez pas, les autres aussi !) va avoir la chance de découvrir. Tout d&#8217;abord, la bande dessinée avec les talentueux et incontournables Zidrou et Godi aux commandes. Un condensé de gags et de découvertes qui feront toujours autant rire petits et grands. Mais ces planches n’ont pas laissé le cinéma indifférent qui en a profité pour en retirer deux longs métrages, dont le second sort aujourd’hui. Le film est fidèle à la BD et la BD, une première, s&#8217;inspire aussi du film. Zidrou et Godi vont utiliser le personnage de Mlle Râteau, qu&#8217;ils ont adoré, pour agrémenter les aventures de Ducobu. En tout cas, nous avons été conquis par cette BD qui a bercé notre enfance, notre adolescence et maintenant, notre vie adulte. Et comme nous souhaitons que vous sachiez tout sur ces deux sorties communes, je vous laisse aussi le plaisir de découvrir la critique du film !</p>
<p><em>L’élève Ducobu révise un max ! par Godi et Zidrou, Tome 18, Le Lombard, 2012</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/les-vacances-de-Ducobu.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5136" title="les vacances de Ducobu" src="http://www.lebourlingueurdu.net/wp-content/uploads/2012/04/les-vacances-de-Ducobu.jpg" alt="" width="203" height="270" /></a><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Les Vacances de Ducobu</em></strong> de <strong>Philippe de Chauveron</strong></p>
<p>Genre : <strong>Comédie</strong></p>
<p>Avec <strong><em>Elie Semoun, François Viette, Joséphine de Meaux, Juliette Chappey, Pierre-François Martin-Laval, Helena Noguerra</em></strong></p>
<p><strong><em>Les Vacances de Ducobu</em>, un film pour petits et pour les &#8230; un tout petit peu plus grands</strong></p>
<p>Dans les suites, on prend les mêmes et on recommence. Cela aurait pu être l’adage de ce nouvel opus tiré de la bande dessinée à succès <em>L’élève Ducobu</em>. Pourtant, quelques points diffèrent par rapport au premier épisode qui était, lui, plus fidèle à l’esprit de l’œuvre de Zidrou. Ce film n’est pas une révélation en soi ni un chef d’œuvre du genre mais a le mérite de ses propres ambitions : divertir un public jeune par un humour potache et simpliste dont les enfants raffolent.</p>
<p>Pour cette suite, direction la côte, la mer et les vacances. Un univers inconnu pour les fans du petit écolier. En effet, le réalisateur a pris le pari un peu risqué de sortir l’histoire de son contexte et de son décor habituel que constitue le milieu scolaire. Ce choix s’est fait par la volonté de s’écarter très légèrement du monde de la bande dessinée et de prendre certaines libertés scénaristiques afin de ne pas lasser le spectateur. Heureusement, ce pari est gagné car l’histoire suit son cours sans trop d’illogisme.</p>
<p>Cependant, certains détails sont un peu décevants. De fait, l’histoire s’axe davantage vers le couple Potache – Latouche plutôt que sur le duo Ducobu – Gratin. Une désorientation un peu désagréable semblant migrer l’intérêt du film vers un public plus âgé. Les blagues et autres quolibets de nos jeunes bambins semblent passer au second plan face aux péripéties amoureuses de nos deux tourtereaux maladroits. Dommage.</p>
<p>Néanmoins, le reste de l’histoire est plaisante même si elle manque quelques fois d’originalité. En mêlant intrigue facile, amour malhabile, disputes gentilles et vacances, Philippe de Chauveron nous a concocté un récit agréable à suivre. Celui-ci nous balance entre tous les stéréotypes du genre et est agrémenté d’un fond de gentillesse qui plaira aux plus jeunes d’entre nous.</p>
<p>Côté casting, deux nouvelles têtes ont remplacé les anciennes. En premier lieu, Ducobu lui-même est remplacé. Vincent Claude laisse sa place à François Viette. Ce nouvel acteur n’est pas mauvais mais n’a pas le charisme de son prédécesseur. Plus effacé mais surtout moins convaincant dans le rôle du cancre, il n’arrive pas à faire ressortir son personnage au profit de celui de Léonie, interprété magistralement par une Juliette Chapey au sommet de sa forme. Le deuxième absent de cette suite n’est autre que Bruno Podalydès qui incarnait le père de Ducobu. Le nom de son substitut est Pierre-François Martin-Laval alias PEF. Contrairement au personnage de Ducobu qui semble avoir perdu de son aura, celui du père prend ici une place considérable à l’écran et est bien plus en phase avec l’esprit de la bd. Et pour cause, la douce aliénation dramaturgique de Pef sied parfaitement au personnage du père qui est tout sauf un génie et un homme responsable. Surjouant à certains instants, il reste néanmoins la meilleure trouvaille de ce second volet. Hormis ces deux nouveaux, nous nous devions de nous attarder sur la prestation d’Elie Semoun. Bien entendu, il reste un incontournable de la saga, mais une chose nous a réellement dérangé : son transformisme pour incarner la mère de monsieur Latouche. Le transformisme au cinéma a connu un essor grandissant avec les productions d’outre atlantique qu’étaient<em> Le professeur Foldingue</em> ou encore <em>Big Mamma</em>. Mais ces originalités techniques ont fait leur temps comme le prouve les échecs récents du style : <em>Big Mamma de père en fils</em> et le très médiocre <em>Jack et Julie</em>, film qui a d’ailleurs remporté tous les prix mis en jeu aux derniers Razzie Awards (prix qui récompense le pire du cinéma).</p>
<p>En résumé, ce film est une production gentille mais trop banale pour séduire le public adulte. Par de petits jeux d’humour, le réalisateur a cependant réussi à atteindre son objectif : captiver les enfants. Dotée de tous les poncifs du genre mais bien construite, cette suite est à voir en famille afin de se donner un avant-goût des grandes vacances.</p>
<p style="text-align: right;">Loïc Smars et Matthieu Matthys</p>
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