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Littérature « L’Etoile Polaire » : quand Michel Onfray et Mylène Farmer s’associent

Publié par Luigi, le 17 novembre 2015

Etoile Polaire

par Michel Onfray

Dessins : Mylène Farmer

Edité par : Grasset

Date de parution : 12 novembre 2015

Site web : www.grasset.fr

Synopsis :
Que dit la maison d'édition ? Rien ne paraît plus surprenant que la rencontre entre un philosophe admiré et une chanteuse adulée, entre une artiste qui remplit Bercy ou le Stade de France et le penseur de l’Université Populaire de Caen. Et pourtant… Pour ceux qui les connaissent, il y a bien un lexique commun entre Mylène Farmer et Michel Onfray - puisque tous deux entretiennent une relation particulière au sacré, au mystère, au fantastique, à la fidélité spirituelle. Du coup, s’est produite une étrange histoire: Michel Onfray a écrit un conte qui, par d’étranges cheminements, a été lu par Mylène Farmer. En quelques échanges, ces deux créateurs qui ne se connaissaient pas sont convenus de travailler ensemble: à l’un les mots, à l’autres les images… On ne racontera pas ici l’histoire dudit « conte » : résumer ce nouveau « Petit Prince » serait l’abîmer.

Le prologue annonce d’emblée la couleur : Michel Onfray est là, en filigrane; son histoire est présente. Il était fils d’ouvrier (comme le héros du livre). Et Mylène Farmer fut tentée de participer au projet notamment car l’ouvrage parle de père disparu, elle qui confiait avoir été longtemps détruite d’avoir manqué les funérailles de son père.

Que dire de « L’Etoile Polaire » ? C’est un joli conte (mais plus encore étrange), effectivement très poétique et limite mystique. Il s’inspire à la fois de la mythologie nordique, des coutumes des anciens peuples scandinaves et un peu d’histoire (la découverte de l’Amérique est même évoquée à la découverte du Vinland, le pays des vignes, par Erik le Rouge). Pour insister sur la beauté des gestes simples du quotidien, Onfray ne varie pas énormément ses constructions de phrases. Le tout sur fond de constellations (tout comme le nouvel album de Mylène Farmer).

Les aquarelles de l’interprète de » Libertine » sont très jolies (avec toujours ce regard enfantin déjà découvert en 2002 dans le clip « C’est une belle journée ») et sans doute remplies de détails cachés qui méritent plusieurs moments d’attention. Il ne doit rien avoir de spécifique à comprendre car c’est un conte qui invite au rêve et au voyage éveillé. Ou alors nous sommes complètement passés à côté du sujet ? Dans le même genre, « Le Petit Prince » de Saint-Expuréry était d’ailleurs plus simple et plus limpide.

 

Luigi Lattuca