Une aventure de Chlorophylle par Hausman de Cornette

Publié par admin, le 13 février 2016

chlorophylle

Voilà quelques temps que l’on l’attendait cette reprise de Chlorophylle par Hausman, il faut dire que la dernière aventure par Godi et Zidrou était probablement la plus belle daube de ces dernières années en bande dessinée. De nombreux libraires se retrouvant avec un stock de celles-ci dans leurs arrières-boutiques sans droit de retour, gonflant ainsi artificiellement les ventes, nous avaient fait part de leur mécontentement.

La lourde tâche de cette reprise revenait donc à un maître du dessin animaliers, Monseigneur Hausman alors qu’au scénario, on retrouve le bruxellois Cornette que l’on avait trouvé très décevant il y a quelques temps dans les aventures de Jhen mais on le sait en bande dessinée, on ne reste jamais sur un échec…

L’histoire nous emmène au coeur de la forêt, autour du lac des trois sources, où Particule, la souris des villes a disparu. Le dessin très poétique de Hausman nous plonge directement au sein de la forêt, un monde qui n’a plus aucun secret pour lui et qu’il arrive à transcender par ces coups de crayons comme nulle autre personne. L’univers dans lequel nous sommes plongé nous inspire confiance assez rapidement et pourtant…

Si le dessin apporte au récit une fluidité sans faille, le scénario a eu tendance à nous fatiguer, non pas qu’il soit mal ficelé mais tout simplement par cette impression de déjà vu. De Macherot, créateur des personnages, il n’est nulle question dans cette aventure de Chlorophylle, on se retrouve plus au niveau scénaristique dans une tentative de disneyisation shelleyique* dont la morale collodiste** est plutôt facile. L’histoire est à mon goût pas assez réfléchie que pour capter l’attention des adultes tout en étant totalement hors de propos pour les enfants à qui s’adresse plus que probablement cet ouvrage.C’est dommage car le dessin aurait pu donner une dimension magique à l’oeuvre de Macherot.

Si cette tentative est plus aboutie que la précédente, on regrettera une nouvelle fois la pauvreté scénaristique proposée. On se consolera en se disant que c’est probablement la tendance actuelle dans le monde de la bande dessinée où les scénaristes ne sont pas légion et où l’audace n’est absolument plus une qualité recherchée par les éditeurs actuels. C’est dommage, mais on ne doute pas que le Lombard nous remettra le couvert dans quelques mois.

 

*Une hybridation de Walt Disney et Mary Shelley (Frankestein)

** De Carlo Collodi, l’auteur de Pinocchio

 

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