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Cinéma Mission Impossible – Protocole fantôme

Publié par Rédacteur, le 17 décembre 2011

Un nouvel épisode d’une saga est toujours un événement, on retrouve un personnage qu’on a appris à apprécier, on découvre un nouveau chapitre de ses aventures. Il y a dans ces sagas des épisodes que l’on regrette (Indiana Jones 4 pour n’en citer qu’un), d’autres qui nous font plaisir. Mission Impossible 4 est de ces derniers. L’agent Ethan Hunt revient sauver son agence discréditée et empêcher une guerre nucléaire (rien que ça !). Le pari était pourtant risqué : une franchise éteinte depuis cinq ans, un réalisateur spécialisé dans l’animation, et un Tom Cruise plus connu dernièrement pour ses frasques scientologiques que pour ses talents d’acteurs.

Mission réussie ! Le film est une bombe visuelle. Gadgets, explosions, scènes d’actions et cascades chorégraphiées au millimètre, tout y est. Brad bird (réalisateur de Ratatouille) parvient à faire son nid dans le monde du blockbuster hollywoodien. La mise en scène joue allègrement sur la vitesse des courses poursuites et le vertige des cascades (Tom Cruise se jetant dans le vide à plus de 800 mètres de hauteur monte l’adrénaline de plusieurs crans).

Le film permet à l’acteur de retrouver son statut de star bankable après quelques ratés ces dernières années (comme l’affligeant Night and Day sorti l’année dernière). Qu’on se le dise, Ethan Hunt est Tom Cruise, Tom Cruise est Ethan Hunt. Le porte-parole de la scientologie use autant de son sourire que de ses muscles, ce qui ravi madame et monsieur.  Mais cette fois, plus question de mentir sur l’âge du héros, le personnage a vieilli et ne peut plus tout faire seul.

Sur ce point, le scénario renoue davantage avec l’esprit de la série originelle que les précédents films de la saga avaient eu tendance à occulter : Mission Impossible, c’est avant tout une équipe. Exit donc Tom Cruise sur tous les plans, à ses côtés se joignent Simon Pegg (déjà aperçu dans MI 3) ou encore la nouvelle coqueluche d’Hollywood, Jeremy Renner.

Mais comme la perfection n’existe pas, la fausse note arrive dans la seconde moitié du film (soit au bout de 1h30, ce qui est déjà un exploit) où le scénario ralentit, s’essouffle. Bien que l’on pardonne quelques errances, le film est atteint malheureusement de la maladie du « film qui ne veut pas finir ». Les dix dernières minutes sont consternantes : Caméos inutiles (Ving Rhames ou la pauvre Michelle Monaghan qui n’a que 3 secondes d’écran) et rebondissements insipides gâchent le final d’un film jusqu’alors explosif.

Allan Blanvillain