A. Dombasle & Nicolas Ker – « La Rivière Atlantique », lumineuse mélancolie

Publié par , le 26 septembre 2016

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L’an dernier, en novembre, nous avions rencontré Arielle Dombasle et Nicolas Ker dans un salon privé d’un luxueux hôtel parisien. Ils parlaient déjà de ce disque crépusculaire et Nicolas nous avait fait écouté les maquettes sur son smartphone.

Presque fabriqué artisanalement, le voici ce disque ! Un an après « French Kiss », Arielle Dombasle est déjà « de retour » (formule éculée par les médias) avec des chansons romantiques noires. Pour êtes honnête, nous nous attendions à plus glauque, à plus heavy, à plus suicidaire. « La Rivière Atlantique » – en hommage au bâteau que prenait souvent la maman d’Arielle pour rejoindre la France – n’est pas un album triste. A travers les nuages gris perce la lumière.

C’est surtout un disque où explose le talent de Nicolas Ker. On sent qu’Arielle se fait plaisir, lui a écrit paroles et musiques. Année après année, le dandy de l’underground s’est fabriqué sa propre bulle d’univers, son monde rêvé d’indépendant du réel. Un univers artificiel ? Comme les possibles drogues consommées ? Oui mais sa plus grande reste la musique et ce LP en est une preuve supplémentaire. « La Rivière Atlantique » fait partie de ces disques conçus pour vous faire oublier le temps et vous faire partir en vol.

On sent que différentes directions ont été prises mais qu’au final, l’album est vraiment homogène. Trop peut-être ? Heureusement, ça repart vers la fin avec notamment des sonorités électroniques sur Cats From Heaven. La musique-feeling, c’est comme ça : un plaisir égoïste que l’auditeur doit apprivoiser écoute après écoute.

Si « La Rivière Atlantique » doit confirmer une chose, c’est bel et bien qu’Arielle Dombasle et Nicolas Ker ont en commun la vérité de musiciens qui n’ont que la musique et l’art pour trouver un quelconque sens à l’existence.

 

Luigi Lattuca

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