Le printemps des Inrocks, ni froid ni chaud
Chronique
Tout le monde connait bien Les inrockuptibles, magazine culte (le contraire pour certains) de gauche sur les news culturelles. Lors de deux rendez-vous par an (l'un en
automne et l'autre au printemps), ledit magazine ne se limite plus d'éplucher les groupes à ne pas rater mais organise bien son propre festival. Il paraîssait donc
évident que le bourlingueur soit de la partie.Cette année l'édition printanière se déroulait au cabaret sauvage, forme de chapiteau installé juste à côté du parc de la Vilette. Les chanceux munis de leur précieux césame pouvaient entre autre assister le Vendredi au live exclusif du duo électro hambourgois Digitalism (de passage tout récemment au Dirty dancing), à l'un de ces nouveaux groupes anglais The Rakes (également aux nuits du bota just'avant) ou encore aux femelles de Yelle (blahblah les femmes s'en mêlent)...
Le Jeudi, quant à lui, se voyait fournit par les français de Katel suivi de l'un de ces pseudo groupes teenagers parisiens Second sex (on prend du cul maintenant?). Le son électro-rock furibond des bordelais d'Adam Kesher donnait un véritable début à cette soirée (pour une fois un groupe français qui a de la pêche en anglais sur scène, on vous les conseil donc). La bonne sensation venu des Montréalois Malajube prenait le relais avec leur pop rock qui se surpasse.«Merci français».. merci à vous!
Le clou du spectacle devait résider en la prestation exclusive des New yorkais d'Interpol, première date mondiale de leur troisième album Our love to admire qui sortira le 10 Juillet. Après une attente plus ou moins contrôlée par l'assistance venue en masse, les premières notes psychés donnaient le signal de ce qui devait s'avérer grandiose. Sous l'ovation du public, le groupe commenca directement par leur nouveau single The Heinrich Maneuver (tout aussi planant que le premier morceau d'Antics, Next exit). Le groupe enchaînait avec le titre qui les avait fait mondialement connaître Obtacle1. La bande s'échangeait de nombreux regards pour mieux se rassurer. Slow hands, Evil ou Narc arrivaient peu après. Malgré leurs bonnes volontés et un charisme resté intact, il manquait cependant un de ces trucs pour mieux faire décoller le concert (sans doute du aux manques d'automatismes). C'est finalement après 40 minutes pile poil que le groupe du se retirer suite aux problèmes vocaux de leur chanteur Paul Banks. On aurait pu espérer qu'il en fut autrement.
En espérant les voir en forme à Werchter le dimanche 1er Juillet sur la MainStage ou au Zénith de Paris dans le courant du moi d'Octobre.



