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Musique « Glory » : du Britney Spears conventionnel sans grande envergure

Publié par Luigi, le 21 août 2016

Britney Spears – Glory pochette

Glory
par Britney Spears

Producteur : Burns, Young Fire, Nick Monson, Jason Evigan, RoboPop, Cashmere Cat, Mattman&Robin

Date de sortie : 26 août 2016

Elle a eu une image tellement forte (deux en fait : vierge et putain) que chacun de ses nouveaux albums créé un peu l’événement. Oh jamais longtemps mais les réseaux sociaux en parlent beaucoup avant et le jour J. Mais avec internet, il n’y a plus trop de jour J et le 9ème effort studio de Britney Spears vient de leaker. La faute à des accords de pré-distribution sur iTunes ou une autre plateforme lucrative.

Même si l’artiste de 34 ans (35 ans début décembre) nous agace d’emblée à cause de tics de voix qu’elle na jamais perdus et du thème principal de l’album (le sexe) en décalage avec l’image de nunuche qu’elle se traîne, il faut reconnaître qu’elle a glissé ici et là quelques nouveautés-sons. Ca aurait pu être encore plus abouti, ça ressemble juste à du Britney pur jus, une suite logique de « Femme Fatale » (2011) qui aurait d’ailleurs dû sortir tout de suite après celui-ci. C’est en gros un disque sympa qui ne déconcertera pas les neurones du public de Miss Oops. Les paroles ressemblent à celles qu’elle aurait pu chanter à 17 ans sur son premier disque.

Son label a réussi à la faire rechanter après son nervous breakdown de 2007 et 2008 et semble avoir trouvé le filon : la repositionner dans son image de baby doll nous gavant de déclarations sirupeuses sur ses enfants tout en se frottant à des bars de lapdance pour crier qu’elle est en manque. On est, nous aussi, en manque. En manque d’envergure, d’excitant, d’épices. Britney est plus crédible sur « Just Luv Me » où elle demande à un homme de simplement l’aimer. Elle n’en fait point trop, est plus concentrée sur sa voix mais bénéficie d’une musique inodore et prévisible dans sa construction.

Sur d’autres titres qu’on a voulu clinquants pour la promo, on croirait parfois entendre un canard (oui, je te vise, « Private Show ») mais la voix est, sur cet opus, un peu moins retouchée qu’à l’accoutumée. Elle est même capable d’effets et de modulations intéressantes assez peu inexploitées depuis son grand retour en 2008.

La carrière de Britney Spears restera de toute façon un très grand dommage dans son ensemble. Mais doit-on vraiment le regretter quand on sait qu’elle n’a ni mental de battante ni direction sur sa propre carrière ? A chaque opus, le grand public déserte d’ailleurs un peu plus. Les tweets-critiques sur les premiers extraits de « Glory » ont, en cet été 2016, été moins nombreux, ce qui à l’heure de la grande communication 2.0. est, oui, une preuve de désintérêt. On ne peut pas tricher éternellement… Même si la popstar et son équipe semblent encore croire à leur tromperie. Ils ont quand même osé nous refourguer une pochette à la fois très mal éclairée et très limpide sur les dernières transformations physiques (et non dues au sport) de Britney. Non mais regardez-moi cette bouche…

 

Luigi Lattuca