Daya
Le Bourlingueur : Tout d'abord bonjour, j'espère que les fêtes se sont bien déroulée !
Daya : Oui, excellentes, merci !
Au milieu des années 90, un groupe originaire du Hainaut était en vue sur la scène belge, SUGARKANE. Une chanteuse fragile en faisait les beaux jours ! De tes années que l'on appellera collège, vers quoi t'es tu dirigée pour présenter aujourd'hui un EP solo de toute beauté ?
Oh lala, tu as 3 heures devant toi ? ;-) Il s’en est passé des choses depuis Sugarkane. J’ai évolué, j’ai bossé (mon chant surtout). Avec Sugarkane, on était une bande d’ados qui pensaient qu’en mettant les amplis au max et en chantant en anglais, on serait les prochains « Nirvana ». On était extrêmes, pas sages du tout ! Parfois, je n’entendais plus la batterie, c’est normal, Ben, le batteur, était monté sur les piliers de la scène et se balançait ! Je m’étonne encore de la qualité du truc niveau musique...on répétait peu et festoyait beaucoup ! Après 3 ans, je suis partie vivre à Dublin et là j’ai appris la guitare acoustique et monté « Monochrome », trio acoustique violoncelle, guitare et contrebasse...encore quelques aventures plus tard, j’ai décidé, en 2005 de me lancer en solo et le projet « daya » est né.
Donc tu as fait deux années à Dublin qui ont du te donner un caractère de battante, une raison particulière pour l'Irlande ?
C’est marrant que tu dises ça. La vie n’a pas été facile à Dublin. Je me souviens d’une période ou je chantais dans la rue. J’achetait un pain français le matin, je le découpait en 3 et j’avais tout : petit déjeuner, déjeuner et dîner. Alors oui, ça a dû me donner un côté battante. Enfin, je me sens quand même très fragile, souvent. Une raison particulière pour l’Irlande? Je savais qu’il y aurait de la musique ! Et puis, c’est le pays qui m’a accepté tout de suite comme jeune fille au pair, j’étais dans l’urgence. Une excellente décision !
Ton premier EP prouve aux maisons de production que la chanson française à texte a encore de l'avenir, un clin d'oeil à tes nombreux duo ave Chloé ?
En fait, Chloé n’existe plus aujourd’hui mais j’ai encore des contacts de temps en temps avec le bassiste, qui lui aussi a bougé sur Bruxelles. Le français n’a pas été une évidence pour moi. J’ai écris et chanté en anglais pendant des années avant de m’y mettre (à part justement les duos avec « Chloé »).
Daya, se nom sonne comme une fleur encore inconnue sur la planète Belgique. Une fleur ou bien une onomatopée bien calculée, d'où nous vient donc ce charmant mot ?
Daya signifie « compassion » en sanscrit. Que puis-je dire de plus ? C’est un mot qui fait chaud au cœur.
On aurait bien voulu tu voir lors de tes dernières présentations mais nous n'en avons pas eu l'occasion, y a t'il un moment opportun pour venir t'écouter lors d'un évènement ou l'autre ?
J’ai des contacts mais pas de dates précises. Ceci dit, mes sites internet sont mis à jour régulièrement et j’y mets les dates de concert !
http://www.daya-music.comhttp://www.myspace.com/dayamusic
J'ai été ravi de faire ta connaissance Daya, en tous cas c'est un très beau projet que nous ne manquerons pas de suivre dans le futur






