Organisateur Arc en Musique
Qui se cache derrière tout ça ??? Je vous invite à découvrir les dessous de cette manifestation… Entretien avec Pierre Laurens.
Pierre, tu es l’un des organisateurs du festival Arc en Musique. Peux-tu nous expliquer en quelques mots comment vous êtes arrivés à le mettre sur pied ?
« Et bien là on est partis pour un festival de deux jours. C’est notre 4e édition : on espère une franche réussite pour pouvoir continuer. On essaie de s’ouvrir un peu à tous les styles, et surtout à ceux qui débutent. Tout le monde n’a pas la chance de jouer sur des grandes scènes telles que Dour, l’Octopus festival ou autre… Nous, on permet à des groupes régionaux ou semi régionaux de jouer chez nous devant un public réceptif. On a coupé le festival en trois parties plus ou moins théoriques : on commence par du pop rock le vendredi en début de soirée, et on enchaîne avec de l’électro. Pour la journée du samedi, on est plus ouvert au punk, ska, tout ce qui est festif, la chanson humoristique aussi. On a la chance d’accueillir Serge Monongue, qui vient du Québec : en gros c’est le stella québécois qui a écouté du ACDC et du Guerilla Poubelle dans sa jeunesse. C’est notre fierté de l’avoir cette année-ci. Arc en Musique, c’est un côté philantropique par la récolte de vivre, mais aussi un côté socioculturel permettant l’accès à la culture à un moindre prix. Par exemple, 3kg de sel ça coûte grand maximum 1,50€. Donc on peut venir voir des concerts pour pas grand-chose. On peut dire que c’est un évènement accessible aussi bien aux plus démunis qu’aux gens plus aisés.»
Quel est le concept de ce festival ? Quel est son but ?
« Le principe de ce festival est de soutenir l’opération Arc-en-ciel : tout le samedi, on récolte 3kg de vivres en échange de l’accès gratuit aux festivités. Ces vivres sont ensuite versés au Colis du cœur d’Ecaussinnes et à un orphelinat : ils sont distribués fifty-fifty ».
Combien de kilos de vivres parvenez-vous à récolter après une journée comme celle prévue demain ?
« Notre record à ce niveau date d’il y a trois ans : nous sommes parvenus à rassembler une tonne et demi. Les années suivantes ça tournait autour des 700 kilos. Et on espère chaque fois que l’on réussira à atteindre la tonne. Mais c’est déjà très bien ! L’opération Arc-en-ciel que les scouts et guides vont mener demain dans le village vont leur permettre d’avoir plus ou moins 500 kilos. Donc, si on peut permettre de bien gonfler le nombre, tant mieux. »
Une telle organisation demande du temps et de la main d’œuvre… Parle-nous de ton équipe.
« L’équipe a bien changé en 4 ans : au départ nous étions 4. Aujourd’hui, il n’y a plus que deux membres fondateurs présents. Elle est constituée surtout d’amis, qui tournent aux divers postes sur le site. Tout cela demande beaucoup de temps c’est donc un bon moyen pour nous d’avoir assez d’aidants pour gérer le week-end. Nous sommes tous bénévoles et on tient à le rester. On a dur à aller chercher de l’argent ailleurs. On tourne un petit peu sur nous même : on est pas subsidiés par tout ce qui est pouvoir communal ou encore par la Communauté Française. On courre un peu après mais nous ne sommes pas parvenus à les avoir. D’une certaine façon, on nous oblige à rester bénévoles, tout en nous permettant quand même de rester en vie : ça nous permet d’avoir une totale main mise sur ce que l’on fait. Et il faut savoir aussi qu’on se décarcasse toute l’année pour pouvoir faire cet évènement : on organise une vingtaine de petits évènements pour pouvoir en présenter un plus gros ici à Ecaussinnes.»
Et quelles sont vos pronostics pour cette année : combien de personnes attendez-vous ?
« Les attentes sont de 200 personnes par jour. Connaissant la région, on sait que plus c’est génial, moins c’est dommage mais on a beau, en étant dans le milieu, avoir l’impression que ça bouge, la région n’est pas trop rock’n’roll ou debout comme à Bruxelles par exemple. Là-bas, les gens sortent de chez eux, prennent un métro et se retrouvent dans un concert ou autres, mais ici les gens ciblent leur évènement ou alors ont tendance à se rendre ailleurs, malgré que des concerts soient organisés ici. Ca c’est un petit peu dommage, c’est le revers de la médaille. On se bouge, on se décarcasse et finalement on a que quelques personnes par jour… Mais notre but est que tout le mode s’amuse et nous aussi par la même occasion. On fait ça… ce sont des groupes que l’on aime, qu’on a eu l’occasion d’écouter ailleurs. On fonctionne plus en repérage via des concerts plutôt que par démos. On essaie de faire venir des groupes que l’on apprécie et d’en faire profiter les autres, étant donné que nous ne pouvons pas profiter pleinement du spectacle … Pour nous c’est : pourvu que tout le monde s’amuse dans un bon esprit et en entrant presque gratuit.»
Et bien merci beaucoup Pierre… On espère que ça se passera bien et vous retrouver l’année prochaine pour la 5e édition de ce festival Arc en Musique.
Sabrina, pour le bourlingueur du Net






