« Selfocracy », Loïc Nottet : intense, peu facile et trop lourd

Publié par , le 20 avril 2017

Selfocracy

Loîc Nottet a pris son temps et c’est tout à son honneur. La pression était pourtant grande : le buzz dans The Voice Belgique, sa victoire dans Danse avec les stars, des salles de concert remplies sans album, des fans demandeurs, une maison de disque certainement aux aguets.

Puissant, écrasant, aux belles envolées électro-pop, l’album est à l’image du single Million Eyes : brumeux, à l’atmosphère lourde. Assez organique, avec un soundscape qui évoque les nuages et la fin du monde, ce premier essai se révèle malgré tout étouffant. Nul ne pourra nier le travail du jeune homme mais il aurait gagné à laisser passer la lumière, être un peu plus positif vers la fin.

Dès le début, la voix prophétique de Loïc décrivant notre société fait penser aux élans gargantuesques de Lady Gaga en 2010 – 2011. S’en était suivi pour elle un album qui n’avait pas emballé et qui, avec le recul, ne faisait pas dans la nuance. C’est le même pour le Belge qui se détache pourtant clairement de la masse. Il est d’ailleurs également le producteur de cet album. Cette lourde mélancolie est prometteuse mais ne devrait pas tout le temps nous être offerte.

 

Luigi Lattuca

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