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Toison d'Or « Ça fait rire les oiseaux » : nouvelle création du TTO – 05 au 28 octobre 2017

Publié par Luigi, le 9 octobre 2017

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Ça fait rire les oiseaux

Une pièce de Jean-François Breuer et Aurelio Mergola
Mise en scène par Julie Duroisin et Nathalie Uffner
Avec Jean-François Breuer et Aurelio Mergola

Compagnie : Mazal asbl/Théâtre de la Toison d’Or ( http://www.ttotheatre.com )

Durée : 1h20 (sans entracte)

Synopsis :

Point question d’ornithologie ici, mais bien de personnages très haut perchés. Ce qui relie les protagonistes de cette extravagante ménagerie ? L’hystérie qui va immanquablement les gagner, eux qui évoluent tout au bord du point de rupture. Electricité maximale pour un jouissif pétage de plombs !

Otto et Helmut sont deux artistes performeurs qui se produisent dans la rue, des musées, des cafés, chez les gens… Ce soir, nous assistons à un docu-théâtral surprenant sur ce duo, son histoire, son travail…

C’est avec une jolie affiche printanière que le TTO ouvre le bal des nouvelles créations de la saison. Après « Cherche l’amour » de Myriam Leroy, qui devait inévitablement revenir suite au succès colossal de l’an dernier, « Ça fait rire les oiseaux » est la première des nouvelles pièces 2017 – 2018 du célèbre lieu du rire situé Porte de Namur.

On ne présente plus le TTO. Affrontant les « esprits raisonneurs », le théâtre s’est fait une place à part dans la capitale belge, ses affiches multicolores (criardes ?) aidant.

Aujourd’hui, c’est à un concours de bagou et de déclamation dynamique et dynamité, une drôle de joute verbale dans laquelle deux comédiens-clés du lieu jouent ensemble pour la première fois que vous êtes invité. Analyse des liens sociaux, des comportements ordinaires et de ceux qui prêtent au ridicule, infantilisme des règlements de compte (l’ONEM ! Mon Dieu, l’ONEM !), coups d’éclat dans le jeu, véhémence et pathétique des personnages, danses loufoques et rocambolesques pour certains, les scènes se suivent et ne se ressemblent pas. La forme des comédiens, qui se changent lors de vidéos de style arty, épate.

On réfléchit sans se prendre la tête tandis que les personnages, avec leur lucidité propre, semblent perdre la raison… puis la retrouvent. On retrouve surtout sa capacité à douter sur l’absurde de la société, à exercer son esprit critique.

Assez décapante et conceptuelle, la « pièce » était une bonne idée pour réellement lancer la saison (la précédente affiche était une reprogrammation) et prouver que le TTO aiment inclure de petits nouveautés dans la forme par petites touches.

Luigi Lattuca