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Le Public Casanova, ma fuite des plombs – Théâtre « Le Public » – jusqu’au 04.04.2015

Publié par Luigi, le 29 mars 2015

Casanova

Casanova, ma fuite des plombs

Une pièce de Serge De Poucques
Mise en scène par Michel Kacenelenbogen
Avec Michelangelo Marchese, Jean-Michel Balthazar, Toussaint Colombani, Sandrine Laroche, Mathilde Rault, François Sikivie, Sarah Woestyn

Compagnie : Le Public ( http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=370&type=2 )

Durée : 1h50 (sans entracte)

Synopsis :

Le plus célèbre libertin du XVIIIème siècle l’affirme : « l’homme est libre, mais il cesse de l’être s’il ne croit pas en sa liberté ». Enfermé dans la célèbre prison des Plombs à Venise, Casanova, le philosophe, rêve de femmes aimées et de liberté. Provocateur au bel esprit, il relate devant son gardien les récits de ses conquêtes, de ses fantasmes et de ses rêves érotiques. Lui, le poète amoureux, nourrit toutes les nuits l’espoir fou de s’évader de cette cellule morne et torride, de reprendre le voyage et de retrouver les alcôves tamisées et les divans profonds… Il méprise les insolents à particule, déteste les présomptueux aux poches pleines, les imbéciles suffisants et la pudibonderie. Mais défendre le désir, la sensualité, la joie amoureuse, n’est pas un crime… Alors il interroge: de quoi l’accuse-t-on ?

Attention, nous sommes ici dans la technique de pointe. Michelangelo Marchese est un excellent Casanova nous faisant ressentir immédiatement les réactions instinctives et intuitives (mais aussi les doutes) de son personnage sur scène. Le rayonnement de sa présence et l’imaginaire du corps donne à son jeu magnétique une consistance vraiment plaisante.

Il est accompagné d’une très belle troupe au jeu assez pointu et tout aussi sensible (même si pas tous dans le même registre). Cette troupe est enveloppée d’une mise en scène très soignée, très esthétique. Les ponts de Venise avec les pirogues succèdent aux corps nus de peintures célèbres. En outre, le texte est si plaisant qu’il nous fait regretter de ne pas avoir un carnet sur les genoux pour noter les mots enflammés des protagonistes.

Seul point négatif de la soirée : certains vers du texte sont un peu trop répétitifs et la pièce aurait encore plus gagné en intensité en étant raccourcie d’un petit quart d’heure.