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Le Public « C’est ici que le jour se lève » – Théâtre Le Public – jusqu’au 31/12/2015

Publié par Luigi, le 24 décembre 2015

Le Public

C'est ici que le jour se lève

Une pièce de Sam Touzani, Isabella Soupart et Rolland Westreich
Mise en scène par Isabella Soupart (avec Sam Touzani)
Avec Sam Touzani & Eléonore Valère-Lachky (en alternance avec Esse Vanderbruggen & Shantala Pèpe) et Malena Sardi

Compagnie : Le Public ( http://www.theatrelepublic.be/ )

Durée : 1h05

Synopsis :

L’acteur et auteur Sam Touzani collabore pour la première fois avec la chorégraphe et metteuse en scène Isabella Soupart, autour d’un texte écrit en duo avec Rolland Westreich.

« C’est ici que le jour se lève » est un album d’instantanés relationnels, d’émotions et d’expressions sur la fragilité d’une relation amoureuse. Un homme et une femme oscillent entre rêve et action, amour et trahison, désir et révolte, souvenirs et tradition. L’homme s’interroge, dialogue avec son père, évolue au sein d’un paysage mystérieux et sublime. Entre fiction et réalité, la mise en scène brouille les pistes, dans une mise en abîme qui combine danse, théâtre, sons, images et musique live. Avec une réflexion sur la trahison.

La philosophie de l’art n’est pas le seul discours qu’on tient sur l’art : d’autres orientations sont possibles, elles sont mêmes nombreuses, tant l’art suscite le désir de parler. Ici, il s’agit bien de cela. La pièce « C’est ici que le jour se lève » tente de provoquer en nous des émotions à travers des moments instantanés de la vie de couple et de la relation familiale, entrecoupés de sons et de musique. Le héros apprend qu’il est trompé, s’interroge, dialogue avec son père, pense à ses sœurs coincées au Maroc, … Mais où est le lien entre les différentes pièces du puzzle ? Où sont les connexions ? Où est la réflexion sensible et intelligente attendue lors de la lecture du synopsis ?

On regrette que le texte reste en surface et provoque même parfois des mécanismes perçus comme caricaturaux au fil des minutes, malgré un jeu d’acteur solide et investi. Les seuls moments qui arrivent à nous surprendre sont les ballets de danse très travaillés, passionnés et intenses, les comédiens y mettant tout leur cœur et leur passion. Seul petit bémol : ces danses auraient encore gagné en émotion en bénéficiant d’une lumière plus chatoyante et intimiste que celle proposée, bien plus crue.

Hélas, la pièce ne s’impose pas comme une pièce de réflexion indispensable sur le couple, l’amour, la trahison ou encore la révolte. De quelque chose de simple, les auteurs et les metteurs en scène en ont fait quelque chose de difficile, d’un peu trop abstrait… ou fourre-tout, c’est selon. Dense, oui. Clair, non.

 

Luigi Lattuca

Représentations du mardi au samedi à 20h30 (Salle des Voûtes)