Sortie cinéma, actualité théâtre, sortie BD, festival de musique | » Changer constamment en lumière et en flamme au Théâtre Artistic Athévains du 13 mars au 8 avril

Paris Changer constamment en lumière et en flamme au Théâtre Artistic Athévains du 13 mars au 8 avril

Publié par Melody Graham, le 14 mars 2014

changer

Changer constamment en lumière et en flamme

Une pièce de Dominique Paquet adapté de Michel Onfray
Mise en scène par Patrick Simon assisté de Guillaume Tarbouriech
Avec Thomas Cousseau

Synopsis :

L’oeuvre de Michel Onfray est profondément marquée par l’expérience de sa vie et notamment de son
enfance. Mais la réponse du philosophe à l’âpreté de l’existence est un art de vivre, une ode à la légèreté
quand, comme l’écrit Nietzsche, il faut savoir « changer constamment en lumière et en flamme tout ce que
nous sommes ».

La scène est vide. Il n’y a en son centre qu’un ensemble de bâtons articulés les uns entre les autres. Le tout est agencé en un cube dépourvu de substance, attaché au plafond par des fils. Le cube, c’est le décor malléable du personnage qui se confond avec le narrateur. Le cube, c’est un univers qui change constamment dans le temps et l’espace.

« Changer constamment en lumière et en flamme » la maxime empruntée à Nietzsche, autour de laquelle l’écrivain Michel Onfray tisse avec un lyrisme, parfois gras, quelques chapitres de sa vie ; Sa mère et l’orphelinat tout d’abord, et puis le travail à usine qui déforme les corps ; son vieux  maître  et sa philosophie rance ; la douleur, le cholestérol et la mort… Il tente ainsi de mêler l’intime à l’universel, convoquant à tour de rôle Diogène, Aristote, Pascal, la pensée Zen ou encore Marx… Tout cela n’aboutit, par moments, qu’à un dépoussiérage sommaire de philosophies enlacées à l’autobiographie morcelée. Les ambitions théoriques restent légères, usant de la philosophie comme d’un agrément. Le texte n’en demeure pas moins subtil.

 La pièce arrache, toutefois, quelques instants de grâce avec la performance solennelle du comédien Thomas Cousseau. Quant au rythme et à la mise en scène, ils s’avèrent harmonieux, sobres et efficaces.

Critique de Nicolas Melan