Changer constamment en lumière et en flamme au Théâtre Artistic Athévains du 13 mars au 8 avril

Publié par , le 14 mars 2014

changer

La scène est vide. Il n’y a en son centre qu’un ensemble de bâtons articulés les uns entre les autres. Le tout est agencé en un cube dépourvu de substance, attaché au plafond par des fils. Le cube, c’est le décor malléable du personnage qui se confond avec le narrateur. Le cube, c’est un univers qui change constamment dans le temps et l’espace.

« Changer constamment en lumière et en flamme » la maxime empruntée à Nietzsche, autour de laquelle l’écrivain Michel Onfray tisse avec un lyrisme, parfois gras, quelques chapitres de sa vie ; Sa mère et l’orphelinat tout d’abord, et puis le travail à usine qui déforme les corps ; son vieux  maître  et sa philosophie rance ; la douleur, le cholestérol et la mort… Il tente ainsi de mêler l’intime à l’universel, convoquant à tour de rôle Diogène, Aristote, Pascal, la pensée Zen ou encore Marx… Tout cela n’aboutit, par moments, qu’à un dépoussiérage sommaire de philosophies enlacées à l’autobiographie morcelée. Les ambitions théoriques restent légères, usant de la philosophie comme d’un agrément. Le texte n’en demeure pas moins subtil.

 La pièce arrache, toutefois, quelques instants de grâce avec la performance solennelle du comédien Thomas Cousseau. Quant au rythme et à la mise en scène, ils s’avèrent harmonieux, sobres et efficaces.

Critique de Nicolas Melan

Evaluez cet article :
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (No Ratings Yet)
Loading...