Décris-ravage, de Adeline Rosenstein, au théâtre Océan Nord, du 25 février au 8 mars

Publié par , le 27 janvier 2014

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critique:
SJ

« Décris-ravage » c’est la narration théâtralisée d’une myriade de ravage qui ont eu lieu sur plus d’un siècle, qui ont semé le désordre, relevant d’ordre multiples: militaire, urbanistique, politique, touristique
et ce par des saynètes décapantes!
L’écrivaine, présente sur scène, joue le chef d’orchestre, d’ailleurs munie de son pupitre, et manipule quatre comédiens-marionnettes-mimes-traducteurs visuels dont le ton humoristique donne à apprendre beaucoup autant qu’à apprécier l’ironie tout autant! Peu au fait de la dite « QUESTION » Israëlo-Palestinienne, je n’ai honnêtement pas tout saisie! Cependant je félicité l’originalité et l’audace de ce documentaire vivant qui m’a appris ou désappris des à priori, durant j’ai ri, maudit, et applaudi!

 

Critique

« On n’a pas besoin de gens qui pleurent mais de gens qui font changer les choses »

Découverte d’un théâtre documentaire flirtant avec l’intransigeance des disciplines scientifiques.

En recoupant des fragments de rencontres avec chercheurs, dramaturges, chacun donnant de la profondeur aux extraits de pièces de théâtre historiques en arabe utilisés, Adeline Rosenstein documente et donne vie à la pièce. A cela s’ajoute une contextualisation conduite toute en finesse, Adeline mettant un point d’honneur à choisir avec délicatesse les mots, la façon qu’elle aura de relire la science historique, géographique, …

Au vue de la qualité de la documentation, on lui donnera raison d’avoir agit en réelle acharnée, et d’avoir soumis, entre autre, Henri Laurence (historien), comme il le dira lui-même, à un « harcèlement textuel » pour mener à bien son projet.

D’abord perplexes devant le contenu historique, nous entrons doucement dans le sujet et abordons la question complexe de la Palestine.

Décors et vestimentaires sont sobres et modestes, la scène quant à elle se présente telle une toile vierge nous laissant construire à notre propre guise les cartographies, photos témoignages et articles illustrant le débit de parole sur l’histoire de la question palestinienne.

Nous ne sommes pas observateurs ahuris ou encore étouffés par l’information, mais participons par notre imagination à la lecture scénographique du déroulement de l’investigation, rendant passionnant et authentique le sujet ici proposé. 2H30 courant à toute vitesse derrière les enjeux du conflit, de son origine à sa contemporanéité.

Un humour qui apporte légèreté et simplicité à la pièce.

Les spectateurs applaudissent un travail d’enquête de qualité et une mise en scène surprenante par sa sincérité. Adeline Rosenstein relève avec brio un double enjeu, celui de mettre en scène l’histoire mais qui plus est, celle de la question de la Palestine ou encore l’histoire des retrouvailles à partir de 1799 entre l’Occident et ce territoire des plus singulier. 

Laure Le Guillevic & Elodie Delvaux

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