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Le Rideau de Bruxelles DON JUAN ADDICTION / ELLE(S), de Sylvie Landuyt, au Rideau / petit Varia, à partir du 20 mai

Publié par Sophie, le 5 mai 2014

dj

DON JUAN ADDICTION / ELLE(S)

Une pièce de Sylvie Landuyt
Mise en scène par Sylvie Landuyt
Avec Geoffrey Boissy, Adrien Desbons, voir cet artisteJessica Fanhan, Sylvie Landuyt, Frédéric Lubansu, Charlotte Villalonga et un musicien [distribution en cours].

Synopsis :

Sylvie Landuyt déploie une énergie communicative dans tout ce qu’elle entreprend. Elle nous offre en une soirée un diptyque consacré à la figure de Don Juan. Le premier volet confronte Molière, Tirso de Molina ou Mozart à son écriture personnelle et brouille les cartes du mythe. L’éternel séducteur n’est plus sur le devant de la scène : il sert de révélateur aux pulsions et aux désirs féminins. Dans le second volet, Sylvie Landuyt invite les spectateurs à explorer l’univers fantasque d’une jeune femme douée de polymorphie. Une femme nouvelle – toujours la même, toujours une autre – dont on ne se lasserait pas.

critique:
Difficile de faire une critique de cette pièce si hétérogène !
Néanmoins je tiens à souligner la poignante prestation d’une comédienne, dont le talent vaut vraiment le coup de la voir, l’entendre, la laisser nous émouvoir! La maîtrise de sa voix, des décibels parfois aigus, des mimiques faciales très expressives, de la diction m’ont beaucoup impressionné et m’ont tenu en haleine toute la seconde partie du spectacle, au-delà des longueurs !
Malgré une myriade d’idées de mises scènes imagées et symboliques, de chansons a capella qui s’insèrent bien et sont justement interprétées, d’intermèdes dansants contemporains esthétiques, on perd en intensité…on est comme dispersé, dépassé ! On se perd dans tant de propositions ! Si la première partie propose une pièce à plusieurs personnages ou plutôt plusieurs facettes de deux mêmes personnages : avec non pas un mais des « dons juans », non pas une mais des « angéliques » pas si angélique que çà d’ailleurs… le fil de l’histoire est emmêlé ! La metteur en scène, ostensiblement sur scène, a pour elle des comédiens, des marionnettes qu’elles manipulent à son honneur et sa présence permanente m’a quelque peu dérangé ! Dans un théâtre où l’on a du mal à tenir tellement il y fait chaud, on peine également à ne pas trouver réchauffé une grande partie du spectacle à mes yeux trop digressif, trop machiné, trop chargé et par la-même moins saisissant!