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Ocean Nord Inadapté, du 20 au 22 septembre

Publié par Sophie, le 16 septembre 2013

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Inadapté

Une pièce de le collectif de Paul CAMUS
Mise en scène par Paul CAMUS
Avec Bernard Van den Bossche, Magali Pinglaut, Julie Rahir, Pedro Cabanas, François de Saint-Georges, Bertrand De Wolf, Cédric Cerbara, Pierre Dherte, Simon Duprez, Lazare Gousseau, David Manet, Ilyas Mettioui, Anton Tarradellas. 


Synopsis :

Pour ce projet, le metteur en scène Paul Camus s’est entouré d’une équipe artistique composée d’une douzaine d’acteurs professionnels et des membres du Vivès Club (attaché à l’asbl Equipe) et du Club Maison de Venise (attaché au centre psychothérapeutique de jour Le Canevas). Ce spectacle naît donc de la rencontre entre ces personnes qui, ensemble, mènent cette expérience artistique en dialoguant à partir du roman « Chez les fous » de Rainald Goetz. Le public sera donc amené à découvrir le partage de leurs opinions, expériences et témoignages.

Au théâtre Océan Nord, initialement un garage et non un théâtre d’ailleurs, on gravit des marches pour rejoindre des personnes déjà installées sur des chaises, autour de tables à droite, gauche, au milieu de l’espace … Pas de scène à proprement dit mais une grande salle avec cuisine, fenêtres et balcon, qui donne sur la rue dont les bruits extérieurs s’infiltrent. Pas de coupure nette entre l’avant et le pendant, entre l’arrivée au théâtre par le tram et la trame de la représentation. D’ailleurs assistons-nous réellement à un spectacle? Une lecture à voix haute, aux termes psychiatriques forts complexes, nous donne l’impression d’assister à un colloque de spécialistes. Puis çà commence: Mais qu’est-ce qui commence? Des interventions décousues de la part de personnes à l’allure commune, dont on ne se doute pas avant qu’elles s’expriment qu’il s’agit en fait de comédiens. L’une partage ses frustrations par rapport à la norme sociétale et aux barrières sensorielles qu’on s’impose face à elle, l’autre cherche à traduire son sentiment de l’impasse face à une situation problématique grâce à un schéma, intelligible que par lui, … Il y a aussi des sentences péremptoires de la part de certains, des vérités scientifiques remises en question, des anecdotes absurdes, des échanges de regards, de silence…. Difficile de s’y retrouver dans cette pièce qui ne respecte pas la structure classique du théâtre: et c’est là justement l’audace de cette création! Il n’y a pas de règles, pas d’unité, certainement pas trois et voilà sans doute un des questions posées: Qui fixent les règles de la norme? de la folie? qui soigne? se fait soigner?
L’absence de costumes, l’absence d’incipit+quiproquo+dénouement de celui-ci nous invite spectateurs et comédiens à creuser ensemble le sujet de l’inadaptation des uns aux autres, des uns au système, des uns à eux-mêmes et de ne pas penser détenir de solutions toutes faites, faites par qui d’ailleurs?, à déconstruire, reconstruire de nouvelles approches de l’être, de son mal être, d’ouvrir de nouveaux peut-être et ce pendant et après cette création théâtrale de laquelle on ne sort pas indemnes, pas fous mais interloqués et aptes à repenser notre vision de la folie pour l’élargir, la dire, en rire et non plus la proscrire!