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Les Martyrs JE MENS, TU MENS ! au théâtre des Martyrs

Publié par Elodie, le 24 septembre 2013

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JE MENS, TU MENS !

Mise en scène par Susann Heenen-Wolff
Avec Quentin MINON, Mathilde RAULT, Fabrice RODRIGUEZ, Et Stéphanie VAN VYVE.

Compagnie : Compagnie Biloxi 48 ( http://www.biloxi48.be )

Durée : 1h30 (sans entracte)

Synopsis :

Une soirée chez un couple de la presque quarantaine : ils jouent au bridge avec un couple d’amis puis, la soirée avançant, à des jeux plus dangereux…
Entre deux bons vins, ils parlent de tout et de rien : des premiers amours, des aléas de l’orgasme féminin, des avancées de la psychanalyse, des mensonges autour de la sexualité…
Avec un humour anglo-saxon, la soi-disant «libération sexuelle» est ironiquement mise en cause. Une nouvelle auteure à découvrir !

La pièce est un débat autour d’une question : Mesdames, êtes-vous vaginale ou clitoridienne ?

 

Cependant on y dresse uniquement le portait de la femme clitoridienne, incapable d’atteindre l’orgasme « normalement » et cherchant à tout prix d’où vient son problème. Son enquête durera tout au long de la pièce (1h30) à travers des débats entre amis, des révélations, des confidences et des recherches freudiennes. Nous comprenons bien que l’orgasme féminin est ici montré comme un sujet délicat à aborder entre amis et conflictuel à aborder au sein du couple.

 

Mais l’intrigue aurait été d’autant plus intéressante si elle ne menait pas à la conclusion d’une terrible fatalité qui réduirait la représentation de la femme vaginal à un vulgaire stéréotype inventé pour rassurer les hommes sur leur performance sexuelle.

 

 

Au final, un bon jeu d’acteur. Une mise en scène pleine de poésie par des jeux d’ombres et de lumières. Un humour léger mais nécessaire pour apprécier la pièce. Néanmoins, un rythme redondant, la première demi-heure suffit à poser la problématique et son développement mais le sujet se répète et l’intrigue fait du sur place. On tourne en rond. Où sont les solutions ? Il n’y a rien à faire, seulement admettre cette fatalité : la femme et l’homme ne sont pas faits pour s’entendre au lit. Bonjour la frustration !

 

 

C’est une invitation a rompre les clichés qui entourent l’orgasme féminin, faut-il cependant mettre toutes les femmes dans le même sac ?

 

 

En bref, on se demande si cette comédie ne s’adresse t-elle pas à un type de spectateur ou plutôt spectatrice cible ; soit à la femme voulant montrer à son conjoint qu’elle n’est pas seule à ne pas atteindre l’orgasme par la pénétration et sortir ainsi de l’image de la femme anormale et frigide ; ou bien peut-être s’adresse t-elle tout simplement à un amateur de théorie freudienne sur la sexualité.

 

Si vous êtes l’un des deux, vous trouverez surement un intérêt à allez voir la pièce.

Laure.