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National « La beauté du désastre » au Théâtre National (9 > 13/05/2017)

Publié par Simon, le 11 mai 2017

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La beauté du désastre

Une pièce de Conception et mise en scène : Lara Ceulemans | Ecriture et regard extérieur : Thomas Depryck | Assistanat à la mise en scène : Amandine Vandenheede
Avec Rita Belova, Adrien Drumel, Marouan Iddoub, David Scarpuzza, Marie-Charlotte Siokos

Durée : 1h45 (sans entracte)

Synopsis :

Qui n’a jamais imaginé tout plaquer dans sa vie et partir loin, du jour au lendemain, sans rien laisser derrière soi ? Certains l’ont fait. Au Japon, près de 100 000 personnes disparaissent ainsi chaque année de manière volontaire.
La rupture au sein de la société et la disparition sont deux thématiques au cœur du spectacle La beauté du désastre de Lara Ceulemans. La jeune metteuse en scène a fait appel à l’auteur belge Thomas Depryck (Dehors, Les langues paternelles) pour écrire le texte à partir de témoignages réels, de lectures références (David Le Breton, Henri Laborit, Emil Cioran…), d’écritures collectives, et de propositions du plateau.
On y parle du départ, de la fuite, de la révolte, de ce besoin de changement radical, mais aussi du déracinement et de l’identité.

Voici un spectacle multiforme qui mêle théâtre, danse et projections vidéographiques.

Le thème exploité dans cette pièce est la disparition. En effet, qui n’a jamais pensé « fermer la porte un beau matin (…) Marcher sans se retourner. Aller droit devant. Et s’évaporer tout doucement. » ?

Adrien, lui, y pense, un peu comme ça, sans vraiment accorder à cette pensée une importance particulière. Puis vient le moment où tout bascule, et le voilà parti pour « disparaître », être un autre, repartir à zéro.

La pièce raconte via deux schémas narratifs, d’une part, le vécu du disparu, et, d’autre part, celui de ceux qui restent et espèrent la réapparition du premier. L’un sur le mode cinématographique, l’autre sur le mode théâtral, les deux interagissant subtilement au fil du spectacle, ce qui fait l’intérêt de celui-ci.

On sent que le sujet tient à cœur à la metteur en scène, que le projet de la pièce a été réfléchi. Cependant, les diverses séquences de celle-ci ne sont pas toujours de la même qualité et plusieurs propos tenus par les acteurs s’entremêlent parfois qui tendent à réduire la cohérence de l’ensemble.
Un spectacle qui reste néanmoins intéressant grâce à sa mise en scène originale.