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Bruxelles « La Callas oubliée » – Théâtre Poème – 23 au 26 avril

Publié par Luigi, le 26 avril 2015

Callas

La Callas oubliée

Une pièce de Dario Fo
Mise en scène par Toni Cecchinato
Avec Nicole Colchat, Jean-Marie Pétiniot, Franck Dacquin,

Compagnie : Théâtre Poème ( www.theatrepoeme.be )

Durée : 1h20 (sans entracte)

Synopsis :

Dans un dialogue entre la diva et un homme (successivement le père, l’amant, le mari ou Dario Fo), le texte évoque les rencontres, les histoires d’amour et celles liées au chant de La Callas, l’unique, qui participait au tournant révolutionnaire de l’opéra.
« La Callas oubliée » est le dernier texte écrit par Franca Rame avec la complicité de Dario Fo, juste avant qu’elle ne disparaisse en mai 2013. On ne peut s’empêcher de créer une symétrie entre l’immense actrice Franca Rame et Maria Callas, la figure mythique de la scène lyrique.
Le texte lui rend hommage. Il reprend l’histoire de La Callas croisée avec celle de Dario Fo du temps qu’il était décorateur, et qu’elle était cette myope, un peu trop « boulotte », toujours en voyage entre l’Amérique et la Grèce ou l’Italie.

« Ma vie deviendra une star » disait déjà sa mère. Elle ne croyait pas si bien dire. Sophia Cecelia Kalos dite Maria Callas a enchanté, enchante et enchantera encore des millions d’oreilles (et autant de cœurs) à travers le monde. Suscitant de grandes passions — ce qui lui valut d’être autant adulée que décriée notamment pour ses grands régimes dont parlaient sans cesse la presse people — Maria Callas reste la diva ultime. L’image incarnée de la virtuosité la plus gracieuse.

C’est le dernier texte écrit de Dario Fo qui demeurait inédit en français. Il vit le jour juste avant le décès de sa muse, Franca Rame. Il est déclamé à trois voix par trois virtuoses investis et plein d’empathie pour la tragédienne grecque. Ils posent tous les bagages de Maria au sol et ouvrent les valises pour parcourir ses bonheurs et ses misères. Les inconditionnels de cette dernière n’apprendront rien et regretteront sans doute l’absence d’extraits musicaux, il n’empêche que le texte est sensible et vrai, notamment dans sa dernière image où le fantôme de Maria Callas descend sur terre pour emporter avec elle un des hommes de sa vie. Ce que Dario Fo aimerait sans doute avec Franca Rame quand son heure sera venue…

 

Luigi Lattuca