Sortie cinéma, actualité théâtre, sortie BD, festival de musique | » La grande et fabuleuse histoire du commerce du 1er au 3 octobre à 20h au KVS/Bol

National La grande et fabuleuse histoire du commerce du 1er au 3 octobre à 20h au KVS/Bol

Publié par Simon, le 21 août 2013

Théâtre-national-LA-GRANDE-ET-FABULEUSE-HISTOIRE-DU-COMMERCE--

La grande et fabuleuse histoire du commerce

Une pièce de Joël Pommerat
Avec Patrick Bebi, Hervé Blanc, Eric Forterre, Ludovic Molière, Jean-Claude Perrin

Durée : 1h20

Synopsis :

Vendre. Vendre à tout prix, vendre coûte que coûte. Telle est la mission de ces cinq hommes qui se retrouvent chaque soir dans une chambre d’hôtel pour faire le bilan d’une harassante journée de porte-à-porte, passée à tenter de vaincre la résistance des ménagères.
Du « produit » vendu, on ne saura pas grand-chose. Ce n’est pas important. C’est la technique qui compte : celle qui fait ouvrir les portes puis le portefeuille. Celle-là, les plus âgés, roublards et usés, tentent de l’inculquer au nouveau venu, un jeunot un peu timide et, surtout, encombré de scrupules.
Le théâtre de Joël Pommerat est toujours un émerveillement. Avec cette pièce nourrie d’entretiens avec de véritables représentants de commerce, il nous livre une réflexion à la fois grinçante et emplie d’humanité sur le monde du travail, le commerce, la manipulation et les rapports complexes entre les hommes. Mais comme d’habitude avec Pommerat, il n’y a pas de jugement, pas de vérité morale. Ses personnages sont avant tout des individus prisonniers d’un système âpre et sans concessions et qui tentent d’y trouver leur place. Avec son inimitable doigté, la terrible précision de son écriture, avec son impeccable direction d’acteurs, tous remarquables, Joël Pommerat n’a guère besoin d’artifice pour installer la magie. De très subtiles variations du décor pour installer la monotonie nomade de la vie de ces vendeurs, une mise en scène et en lumière d’une élégante sobriété, et nous y sommes : au coeur de la vie de ces hommes, au coeur de leurs turpitudes. Et, surtout, au coeur d’un système qui corrompt et qui ne construit rien.