La nostalgie de l’avenir du 14 février au 1er mars au Théâtre Varia

Publié par , le 18 février 2014

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« La nostalgie de l’avenir » est une version de « La mouette » d’Anton Tchekhov. Elle est mise en scène par Myriam Saduis et peut être vue au Théâtre Varia à Bruxelles du 14 février au 1 mars 2014.

Cette pièce de théâtre commence par la fin, avec la scène par laquelle Tchekhov ferme son œuvre : Constantin, jeune écrivain, vient de se suicider. Ses proches évoquent dès lors leurs souvenirs d’une manière désordonnée, en essayant de recomposer les  tristes faits et tentent de comprendre les raisons qui ont poussé Constantin à se suicider.

Face à la mort prématurée de Constantin, les personnages dépriment. La mère, une célèbre actrice appelée Irina, voit son amant Boris, un écrivain de renommé, courir après Nina, la bien-aimée de Constantin (son fils !). L’amour se présente alors dans des relations embrouillées et ambitieuses. Tous veulent triompher en amour et en art : Constantin écrit des œuvres pour sa bien-aimée, Nina. Celle-ci aspire à devenir actrice et Boris parvient à la convaincre qu’elle a un avenir dans ce domaine et elle s’enfuit avec lui. La dispute entre Constantin et sa mère n’est pas seulement causée par la fuite de leurs bien-aimés, mais aussi parce que le fils cherche en vain la reconnaissance et l’estime de sa mère, qui est entièrement éblouie par le désir de succès et imbue d’elle-même.

La pièce aborde le problème du statut des artistes, qui se sentent rejetés. En effet, Nina sera rejetée par Boris, et Irina et Constantin avaient déjà été rejetés par ceux-ci. Cette œuvre qui s’avère très sombre et qui est mise en scène dans un espace assez ordinaire pourrait nous paraître monotone et avoir du mal à nous convaincre que l’on va passer une soirée agréable. Cependant, les textes, vidéos et musique qui accompagnent l’excellente performance des artistes confèrent à cette œuvre de théâtre une certaine élégance. Il s’agit ici d’une œuvre douce-amère qui présente une allégorie de la liberté de l’artiste (heureux ou pas, mais toujours passionné et sensible aux injustices de l’amour). Cette famille d’artistes, où l’art détermine le rapport au monde dans un désir de réalisation personnelle sans limite, est, somme toute,  une belle version du classique « La mouette ». À ne pas rater !

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