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Le Public Le jeu des cigognes, de PHILIPPE BLASBAND, au théâtre le Public, du 9 janvier au 22 février

Publié par Sophie, le 27 janvier 2014

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LE JEU DES CIGOGNES

Une pièce de PHILIPPE BLASBAND
Mise en scène par Jos Verbist et Didier de Neck
Avec Didier de Neck, Magali Pinglaut, Benoît Verhaert et Laurence Vielle

Durée : 1h30

Synopsis :

Deux hommes, deux femmes. Qui a aimé l’un? Qui a haï l’autre? Qui déteste tout le monde ? Tous octogénaires dans une région onirique d’un petit pays, les polders en Flandre, ils se connaissent depuis l’enfance. L’Histoire, ils la traversent comme elle les traverse : enfants pendant la dernière guerre ou au Congo, amoureux meurtris. Ils se cherchent avec tendresse et violence, c’est leur grandeur et leur malédiction. À chaque fois qu’ils se retrouvent, c’est parce que Jeanne les invite à jouer un jeu étrange inventé par elle … En comprennent-ils les règles? Y en a-t-il d’autres que celles de la vie?

critique:
Se présentent sur les planches quatre comédiens dans la peau d’octogénaires… qu’on découvrira amis, amants, maris, unis, séparés avec des et/ou/plus maintenant entremêlés. Le temps a passé, les relations trépassées puis retracées par le maître du jeu incarné par Jeanne. Elle rassemble trois êtres qui s’unissent et se désunissent avec, à cause, autour d’elle. Si son handicap, qui semble de l’ordre de la communication et de la compréhension, la caractérise, elle se démarque surtout par sa fidélité, bienveillance à l’égard des trois compères qui ont marqué sa vie. Tout du long, les tempéraments se télescopent: impulsifs, paranoïaques peut-être ? alors que Jeanne reste étrangement impassible, une cigogne blanche que rien n’ébranle. Elle donne à ses rencontres, retrouvailles l’allure d’un jeu aux règles incompréhensibles qui dynamise les souvenirs évoqués par des monologues, dialogues émouvants, la projection esthétique et poétique de photos d’antan, en noir et blanc. Le « handicap » de Jeanne a la vertu d’avoir provoqué ces intermèdes de vie et relativise cette absence de maîtrise des mots, de leurs contextes et appréhension à l’heure où la maladie, la vieillesse l’emporte sur tous et la « simplicité d’esprit » constitue un trésor!