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Le Poche Pornographie au Théâtre de Poche de Bruxelles

Publié par Charlotte Ziskos, le 21 septembre 2014

Pornographie

Pornographie

Une pièce de Simon Stephens
Mise en scène par Olivier Coyette
Avec Frédéric Ghesquière, Anabel Lopez, Flavia Papadaniel, Jérémie Petrus, Nicole Valberg et Benoît Van Dorslaer

Durée : 2h

Synopsis :

Une formidable partition sur le voyeurisme d’État et les limites de notre intimité

En 2005, les attentats dans le métro londonien ont été perpétrés par des citoyens britanniques.
Ce fait a beaucoup marqué Simon Stephens, qui s’est demandé ce qui avait bien pu motiver ces citoyens ?
Quels dérangements intérieurs avaient bien pu les pousser à poser des bombes contre les habitants de leur propre pays ?
Suite à cela, les autorités britanniques ont équipé Londres de milliers de caméras de surveillance.
Cette surveillance généralisée, ce voyeurisme d’Etat, c’est cela que Simon Stephens appelle la pornographie.
A travers sept séquences glaçantes de banalité mais écrites d’une plume magistrale, cet auteur percutant nous interroge avec brio sur les ( nouvelles ) limites de notre ( nouvelle ) intimité.

« Une mutation sans précédent est en cours dans l’histoire des hommes.
Elle change notre rapport au monde, à notre corps, à notre être même.
Cette mutation ne s’accomplit pas en secret mais sous nos yeux.
(…) Le XXIe siècle vient à peine de s’ébranler, et il se révèle qu’une nouvelle modernité est née, une nouvelle civilisation. » Gérard Wajcman, L’Œil absolu… »

Du 9 septembre au 4 octobre 2014

 

Critiques :

Critique de Pornographie par Charlotte : It’s Britney Bitch

Après cette pièce, je suis persuadée de ne pas pouvoir rester « objective ». Habituellement, j’essaye d’avoir un regard neutre sur la pièce que j’ai vu. J’essaye d’analyser objectivement le spectacle. Mais cet OVNI nous oblige à nous situer, en tant que spectateur, et à donner son avis de manière orientée.

Ma première impression en entrant dans la salle est bonne : les comédiens nous accueillent avec une chanson, a capela qui sonne bien… Un fond « metal » qui prend le pas sur la chanson ? Très bien, j’aime le metal et je trouve ce choix plutôt décalé donc j’apprécie.

Après l’opinion relativement positive, vient l’étonnement. Il ne me quittera plus pendant toute la durée du spectacle. Un étonnement mêlé à un sentiment de malaise à vrai dire. Même si je comprends très bien où Olivier Coyette a voulu nous mener, je ne comprends pas ses choix de mise en scène.

Je suis tout à fait consciente qu’il faille parfois bousculer le public et donc, user d’ingéniosité pour proposer une pièce décalée et qui ne ressemble à aucune autre. Mais dans le cas de Pornographie, les choix du metteur en scène n’ont pas fonctionné sur moi. Selon mon ressenti en ayant assisté à cette pièce, je me suis souvent fait la réflexion que ce spectacle avait sa place dans l’émission d’Antoine Daniel « What the Cut ?! » (Pour ceux qui ne connaissent pas : https://www.youtube.com/user/MrAntoineDaniel)

Il est possible que Pornographie trouve son public. D’ailleurs, bon nombre de journalistes ont adoré, ce que je comprends. Cependant, cette pièce n’a pas fonctionné sur la spectatrice que je suis et je ne la conseillerais qu’à un public TRES avisé.

 

 

Et pour la première fois de l’année, une de nos critiques se fera en bande dessinée !!

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