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Théâtre des Galeries « Pour ceux qui restent » au Théâtre royal de Galeries – 18 février au 15 mars

Publié par Luigi, le 19 février 2015

Pour ceux

Pour ceux qui restent

Une pièce de Pascal Elbé
Mise en scène par Martine Willequet
Avec Bruno Georis, Cécile Florin, Thierry Janssen, Christel Pedrinelli, Pierre Pigeolet

Compagnie : Théâtre royal des Galeries

Durée : 1h15 (sans entracte)

Synopsis :

« Pour ceux qui restent » est une comédie qui parle d’amitié et de la difficulté d’entretenir ce lien. Elle met en scène 5 personnages qui, tous, avancent avec frilosité et ont besoin d’être rassurés : Gégé qui se plaint constamment, Nicole qui veut s’émanciper, Simon qui recule pour ne pas sauter, Dominique qui s’est brûlé les ailes et Matthieu qui les confronte à leurs difficultés d’être. » (Pascal Elbé)

Relations affectives et rencontres essentielles doivent jalonner une vie. Mais on ne le dira jamais : ces relations ne s’entretiennent pas toutes seules. Elles ont besoin de temps, d’énergie, d’attention et d’une réelle envie de la part de deux personnes souhaitant partager du temps pour s’écouter et recueillir des confidences importantes de leurs amis. C’est manifestement ce que n’ont pas fait les quatre héros principaux de la nouvelle pièce du Théâtre royal des Galeries avec leur ami Antoine. Le pauvre, il s’est suicidé… Comment a-t-il fait pour en arriver là ? On ne le saura jamais. Tout simplement car ses « amis » ne peuvent expliquer son geste. Ils se sont éloignés les uns des autres et ne peuvent dire ce qui se passait dans la tête d’Antoine.

Un point de départ très intéressant pour Pascal Elbé qui souhaitait livrer une fable profonde sur la vie. Sa sensibilité aux arts souvent perçue lors de ses apparitions médiatiques en télévision laissait augurer une pièce sauce aigre-douce qui donnerait à chacun tout le loisir de réfléchir sur ses propres relations et le sens apporté à celles-ci. Il n’en est quasiment rien à la fin de la pièce, lorsque le rideau tombe. Elbé ne nous apprend rien de neuf et n’approfondit pas les causes profondes de cette distance que les individus placent entre eux à un moment de leur vie. L’auteur reste trop en surface. Du coup, le spectateur n’a jamais vraiment l’impression que l’intrigue décolle. Dommage.

Un point positif pour terminer : le décor était très beau.

 

Luigi Lattuca & Marie-Eve Standaert