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Le Poche Punk/Rock du 14 janvier au 8 février à 20h30 au théâtre de Poche

Publié par Isabel Sorlozano, le 18 janvier 2014

punkrock

Punk/Rock

Une pièce de Simon Stephens
Mise en scène par Olivier Coyette
Avec Grigory Collomb, Fanny Donckels, Timothy Fildes, Olivia Harkay, Arthur Oudar, Violette Pallaro, Flavia Papadaniel, Jérémie Petrus

Durée : 1h20

Synopsis :

« Les plus belles pièces sont celles qui vous hantent encore longtemps après car elles posent des questions… sans réponse. »
Stephens

Boum Boum Bang !

Lilly arrive dans sa nouvelle école et fait la connaissance de William qui pose des questions déstabilisantes… Elle rencontre aussi Nicholas, qui fait de la muscu, Bennett et Cissy, couple un peu improbable, Tanya, en surpoids, et Chadwick, passionné d’astrophysique. Tout ce petit monde va se côtoyer jusqu’à la préparation des examens, jusqu’à ce que… le drame éclate.
Pièce sur l’irruption, la circulation et la déflagration de la violence chez les jeunes, Punk Rock est aussi une réflexion sur l’identité de la jeunesse dans un monde d’où les adultes se seraient absentés.
A travers une série de scènes haletantes, menées tambour battant, Simon Stephens trouve les mots justes pour peindre une microsociété juvénile à la fois désorientée et déterminée, curieuse, anxieuse et comme en attente de réponses. La violence est-elle la seule réponse ?
Simon Stephens est un des auteurs les plus en vue de la jeune génération de la scène britannique actuelle. Son théâtre traduit les contradictions et la violence de nos cultures. Il a écrit Punk Rock en 2009, dix ans après la tuerie de Columbine, et quatre ans avant celle de Newtown. Son écriture que l’on avait notamment découverte avec Pornographie ou Harper Regan questionne la responsabilité des citoyens. Souvenons-nous aussi de Motortown, ce réquisitoire sur les effets de la guerre dans la société civile, monté au Poche en 2007.

Critique : 

La pièce « Punk/Rock » de Simon Stephens, qui à 42 ans est l’un des auteurs les plus en vue de la jeune génération de la scène britannique , est surprenante à plusieurs points de vues. En premier lieu, la pièce est très bien jouée malgré le jeune âge des acteurs (ils ont tous moins de 29 ans). La musique et l’action sont amusantes, le raisonnement de la pièce est très proche de la réalité, les soucis des ados sont représentés avec un réalisme et une actualité flagrants.

La violence scolaire, le harcèlement, l’intimidation (bullying) entre les personnages heurtent la sensibilité du spectateur. Simon Stephens explique qu’il “essaie de donner un sens à l’obscurité” dans ses pièces théâtrales. Mais quel est le but de surreprésenter les mauvaises intentions des ados ? Eh bien, c’est vrai que dans toutes les écoles il y a toujours une brute et une “tête de turc” qui souffre. Pourtant, je ne vois pas le but de symboliser ces terribles situations avec une telle agressivité (allant jusqu’à la mort).

Pendant le spectacle, un grand écran mèle des images violentes de jeux vidéo à celles réelles de drame qui se sont produits ces dernières années dans plusieurs parties du monde (assassinats dans les universités, par exemple). Il faut bien avouer que ces images ne sont pas trop explicites. Malgré cela, à mon avis même les images des jeux vidéo à une taille gigantesque peuvent provoquer de l’anxiété au spectateur. De plus, comment s’assurer que la visualisation de ces images violentes aura pour conséquence d’être sensibilisé au fond du problème, en faisant de la pièce une sorte d’ « éducation préventive » ? Finalement, c’est de la violence sur de la violence, qui amène à un profond débat sur le sujet.

Par Isabel

Cette pièce aborde la thématique de la violence à l’école et elle est très bien représentée par le jeu des acteurs. De plus, le suspens de la pièce reste entier jusqu’au drame auquel on ne s’attend pas.
Les acteurs ont très bien su interpréter les différents « types » d’étudiants : la nouvelle, le musclé, l’intello, la gentille, la suiveuse, le tyran et le souffre-douleur.
Certains moments sont drôles, d’autres bouleversants. Comme à chaque fois au Théâtre de Poche, on aborde un sujet qui fait réfléchir et qui suscite le débat.
Une pièce à aller voir absolument ! Tant pour le jeu des acteurs que pour la thématique forte.
Par Julie